Migrants : les arrestations ont augmenté dans les Alpes-Maritimes

Le nombre de migrants arrêtés dans les Alpes-Maritimes a explosé en 2017. Les forces de l'ordre contrôle plusieurs points du département.

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Les contrôles d'identités sont rapides. Sans papier, ces deux hommes ne remonteront pas dans le bus qui les amène en France. Ils sont pakistanais, et viennent chercher du travail et une vie meilleure. A l'entrée de la vallée de la Roya, chaque jour, des centaines de véhicules passent la frontière. Pour la police, ce poste de contrôle est stratégique. "C'est la route qui provient directement d'Italie et qui permet d'accéder à la vallée de la Roya, explique Delphine Lallemand, commissaire de police. Nous contrôlons la voie ferrée qui passe juste derrière nous effectuons des patrouilles dynamiques, de jour comme de nuit, dans la vallée de la Roya, sur les chemins de randonnée."

Des forces de l'ordre mobilisées 24 heures sur 24

Tous ces endroits représentent huit points de contrôle dans les Alpes-Maritimes. À Menton, 12 personnes en situation irrégulière ont été arrêtées par les gendarmes, en seulement huit heures. Elles tentaient toutes de passer la frontière à pied. Le point de passage le plus fréquenté, et donc le plus contrôlé du département, est la gare de Menton : tous les trains doivent marquer l'arrêt pour être inspectés. Plusieurs gendarmes, policiers et douaniers sont mobilisés dans le contrôle de frontière, 24 heures sur 24. "Le département des Alpes Maritimes est la principale porte d'entrée sur le territoire français pour les migrants venant du sud de l'Europe ou d'Afrique", explique Jean-Philippe Nahon, directeur départemental de la police aux frontières. Selon la police, 200 000 personnes en situation irrégulière sont aujourd'hui présentes sur le territoire italien.

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Des policiers sur le barrage de Fanghetto à la frontière franco-italienne, le 12 juillet 2017.
Des policiers sur le barrage de Fanghetto à la frontière franco-italienne, le 12 juillet 2017. (MAXPPP)