Même sous la contrainte, Calais n'ouvrira ni toilettes ni points d'eau aux migrants

Le tribunal administratif de Lille se prononce ce lundi 31 juillet pour ou contre l'installation de points d'eau et de sanitaires pour les migrants à Calais. Une recommandation du Conseil d'État contestée par la ville.

France 2

Il reste 400 migrants à Calais depuis la fermeture de la "jungle" en octobre 2016. Les bénévoles les approvisionnent en eau : une bouteille par personne. Onze associations ont voulu imposer en justice la réouverture d'un centre d'hébergement. Elles ont perdu, mais le tribunal administratif de Lille ordonne l'installation de toilettes et de points d'eau. L'État et la mairie de Calais refusent et font appel. C'est pourtant un minimum, répondent le rapporteur du Conseil d'État et les associations.

La ville préfère payer l'amende

"Ce n'est pas un point d'eau qui fait venir les personnes à Calais", assure Solenne Lecompte de La Cabane juridique. Le défenseur des droits Jacques Toubon a dénoncé ces conditions inhumaines le mois dernier. L'association Human Rights Watch aussi. Mais la mairie de Calais a prévenu. Même si le Conseil d'État la condamne à ouvrir ses points d’eau ce lundi, elle ne le fera pas. Elle préfère payer une amende de plusieurs centaines d'euros par jour, le prix du bras de fer.

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Un groupe de migrants est réuni, le 21 juin 2017, près de la route qui mène au port de Calais. 
Un groupe de migrants est réuni, le 21 juin 2017, près de la route qui mène au port de Calais.  (DENIS CHARLET / AFP)