La France accepte d'accueillir 9 100 migrants, selon la répartition proposée par Bruxelles

Malgré la bonne volonté de Paris et de Berlin, aucun accord global n'a été trouvé pour l'instant.

Une école provisoire organisée à Vintimille pour les migrants, à la frontière franco-italienne, le 25 juin 2015.
Une école provisoire organisée à Vintimille pour les migrants, à la frontière franco-italienne, le 25 juin 2015. (MAX CAVALLARI / NURPHOTO)

L'Union européenne avance, mais n'est pas encore parvenu à un accord. Même si l'Allemagne et la France ont annoncé, jeudi 9 juillet, prendre leur part de l'effort demandé, l'UE peine encore à s'entendre sur la répartition de 60 000 réfugiés ou demandeurs d'asile pour soulager l'Italie et la Grèce, soumises à une forte pression migratoire.

Quelque 9 100 personnes accueillies en France

Quelque 9 100 personnes seront accueillies dans les deux ans à venir en France, et 12 100 en Allemagne, soit un tiers environ du total, ce qui correspond à ce que souhaitait Bruxelles. Il s'agit principalement de réfugiés syriens et érythréens. Les ministres de l'Intérieur français et allemand, Bernard Cazeneuve et Thomas de Maizière, ont annoncé ces chiffres à l'issue d'une réunion avec leurs homologues européens à Luxembourg. Mais ils ont aussi constaté l'absence d'accord global.

La présidence luxembourgeoise de l'UE, qui vient tout juste de prendre ses fonctions, a fait du dossier sa "première priorité" et a promis qu'il serait scellé lors d'une nouvelle réunion des ministres de l'Intérieur, le 20 juillet à Bruxelles.