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Immigration et santé : 11 députés LREM signent une tribune pour s'opposer aux annonces du gouvernement

Les élus de la majorité déplorent ainsi des mesures qui "compliquent l'accès aux soins de personnes en situation de très grande précarité".

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France Télévisions
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La députée LREM Martine Wonner, signataire de la tribune contre les mesures sur l'immigration annoncées par le gouvernement. (MARIE MAGNIN / AFP)

Onze députés LREM ont signé, jeudi 7 novembre, une tribune pour s'opposer aux mesures prévues par le gouvernement sur l'immigration concernant la santé et notamment l'aide médicale d'Etat (AME). Dans ce texte transmis à l'AFP, ils plaident pour ne pas céder "à l'urgence et à la facilité".

"Nous ne pouvons laisser croire que réduire cette aide aux dépens de la santé des plus vulnérables soulagerait notre système de solidarité nationale", plaident les signataires parmi lesquels figurent Martine Wonner, Jean-François Cesarini ou encore Sonia Krimi, membres du "collectif social démocrate", de l'aile gauche au sein de la majorité.

Le gouvernement a prévu d'ajouter des amendements au budget Santé pour 2020 actuellement débattu à l'Assemblée. L'objectif : intégrer les mesures dévoilées mercredi sur l'immigration. Sur l'AME, destinée à permettre l'accès aux soins des personnes en situation irrégulière, un amendement propose notamment un délai de trois mois avant l'accès à certains soins. 

L'introduction d'un délai de carence retardant l'ouverture des droits pour l'accès à la protection universelle maladie des demandeurs d'asile ou encore l'instauration d'une entente préalable visant à encadrer voire limiter l'accès à certains soins médicaux pour les personnes en situation irrégulière sont des réponses administratives à des questions de santé publique. Députés de la majorité, nous nous attachons à l'efficacité des dispositions votées et à l'amélioration des services rendus à la population: sur ce sujet, nous craignons de ne pas répondre à ces deux impératifs

Les signataires de la tribune

à l'AFP

Les élus déplorent ainsi des mesures qui "compliquent l'accès aux soins de personnes en situation de très grande précarité"

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