"Ça permet de sortir du cliché" : des bénévoles parrainent des réfugiés pour faciliter leur intégration

L'association France Terre d'Asile lance une nouvelle campagne pour recruter des volontaires afin d'aider des réfugiés à se familiariser à la culture française. Rencontre avec ceux qui y participent déjà. 

Rahim et Halima à Paris. 
Rahim et Halima à Paris.  (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

L'association France Terre d'Asile propose de mettre en relation des volontaires et des réfugiés, dans le cadre de l'opération "Duos de demain". Ces marraines et parrains accompagnent les nouveaux-venus dans leur quotidien et les familiarisent à la culture française. Les bénévoles sont invités à remplir un questionnaire en ligne, puis, après une réunion d'information vient le moment de la rencontre, encadré par une tutrice ou un tuteur. L'association lance cet été une nouvelle campagne pour recruter des volontaires.

"Partager quelque chose que l’on aime"

Voilà neuf mois qu'Halima, 26 ans, fait découvrir Paris à un jeune Afghan, Rahim, 25 ans. "J'étais stressée, reconnaît la jeune femme. Parce que je ne le connais pas, je ne savais pas quel était son niveau de français. Je suis une femme, lui c'est un homme. De par la culture, il peut y avoir quand même des barrières. Mais finalement, c'est allé tout seul." 

Il s'agit de familiariser à la culture, pas d'aider dans les démarches administratives, prévient France Terre d'Asile. "On ne va pas inventer quelque chose, ou lui changer la vie, explique Halima. Mais moi, je pense qu'on peut toujours apporter quelque chose en lui faisant partager quelque chose que l'on aime. On est allés au cinéma, c'était la première fois pour lui. J'étais très étonnée parce que je voyais qu'il comprenait bien." 

Au moins une rencontre par mois  

Pour Halima, la marraine ou le parrain y gagne tout autant que la personne qu'elle guide. "Ça permet de sortir du cliché, affirme-t-elle. J'ai vu beaucoup de témoignages, mais quand on connaît mieux la personne, c'est encore plus touchant, et c'est bluffant de voir à quel point l'être humain se bat pour vivre." Chaque participant s'engage à une rencontre minimum par mois, pendant au moins six mois. Mais Halima et Rahim ont décidé de prolonger, et à leur prochaine rencontre c'est lui, cette fois, qui fera découvrir la gastronomie afghane à sa marraine.

Le reportage d'Ariane Griessel
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