Autriche : le patronat mise sur les réfugiés pour faire face à la pénurie de main-d'œuvre

Dans ce pays dirigé par une coalition alliant la droite à l'extrême droite, les employeurs cherchent à embaucher des réfugiés.

France 2

Il y a plus d'un an, Sebastian Kurz, est élu chancelier d’Autriche, dans un pays dirigé par une coalition alliant la droite et l'extrême droite. Très ferme sur l'immigration. Pourtant dans ce salon de l'emploi, parrainé par le gouvernement, les entreprises font les yeux doux aux migrants. Cette réfugiée syrienne n'a pas hésité à venir pour y trouver du travail. "Je suis professeur de mathématiques de formation, malheureusement je ne peux pas enseigner, car mon diplôme n'a pas d'équivalent dans certains pays comme ici en Autriche", explique Sherihan, une réfugiée syrienne.

Pénurie de main-d'œuvre

"En ce qui concerne les apprentis, il y a 30 000 personnes qui ont un statut de demandeur d'asile et 10 000 d'entre eux ont moins de 25 ans, c'est donc un énorme potentiel pour les entreprises autrichiennes, qui cherchent par ailleurs des apprentis et n'en trouvent pas", explique Karlheinz Kopf, secrétaire général de l'organisation patronale autrichienne WKO. En effet, en Autriche, la pénurie de main-d'oeuvre menace une économie florissante. 160 000 postes restent vacants, dans ce pays de 8,7 millions d'habitants.

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Sebastian Kurz, 31 ans, candidat du parti conservateur autrichien (ÖVP), à Graz, en Autriche, le 4 septembre 2017.
Sebastian Kurz, 31 ans, candidat du parti conservateur autrichien (ÖVP), à Graz, en Autriche, le 4 septembre 2017. (JOE KLAMAR / AFP)