Migrants : l'Espagne, nouvelle terre d'asile ?

Les 630 migrants de l'Aquarius sont arrivés à Valence dimanche 17 juin. La fin d'un long périple grâce à l'Espagne qui a accepté de les accueillir.

FRANCE 2

L'Aquarius avec à son bord 630 migrants a accosté dimanche 17 juin à Valence, en Espagne. Tous vont recevoir un titre de résident valable pendant 45 jours le temps qu'il puisse déposer leur demande d'asile. L'Espagne, nouvelle terre d'accueil ? Terre de solidarité et d'humanité plutôt dit fièrement la majorité des Espagnols. "Je suis tout à fait d'accord, après il faut voir de quelle façon les aider correctement", confie l'un d'entre eux au micro de France 2. "C'est bien, moi-même je suis descendant d'immigrés comme beaucoup d'Espagnols. Parfois, on n'a pas d'autres choix que partir", ajoute un second.

Un coup double

Un large consensus autour de l'acte symbolique du nouveau Premier ministre socialiste Pedro Sanchez. En accueillant l'Aquarius, il fait coup double. Une visibilité immédiate sur la scène internationale et un signal, le fléchissement de la politique migratoire espagnole que réclamait la société civile. L'année dernière à Barcelone, une manifestation rarissime demandait un meilleur accueil des réfugiés.

Ni la France ni l'Espagne ne remplissent pourtant les obligations de quotas pour lesquelles elles se sont engagées. En effet, l'Espagne n'a accueilli en trois ans que 9 300 réfugiés venus d'Italie et de Grèce, c'est 14% seulement de l'objectif fixé par Bruxelles.

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Des migrants descendent de l\'Aquarius lors de leur arrivée à Valence (Espagne), le 17 juin 2018.
Des migrants descendent de l'Aquarius lors de leur arrivée à Valence (Espagne), le 17 juin 2018. (KARPOV / SOS MEDITERRANEE / AFP)