Aide aux migrants : les "sept de Briançon" condamnés par la justice

Plusieurs d'entre eux ont déjà confié à la presse qu'ils feraient appel dans les dix jours.

Une manifestation pour la libération des \"sept de Briançon\" à Gap (Hautes-Alpes), le 8 novembre 2018.
Une manifestation pour la libération des "sept de Briançon" à Gap (Hautes-Alpes), le 8 novembre 2018. (JEAN-PIERRE CLATOT / AFP)

"Nous sommes tous un peu sidérés par cette décision". Sept militants ont été condamnés, jeudi 13 décembre, à Gap (Hautes-Alpes) à des peines allant jusqu'à quatre mois de prison ferme pour avoir facilité l'entrée en France de réfugiés lors d'une manifestation au printemps, en forçant un barrage dressé par les forces de l'ordre à Briançon.

Ce sont deux d'entre eux, des Français déjà condamnés par le passé et également poursuivis dans ce dossier pour rébellion, qui ont écopé de la peine la plus lourde avec douze mois de prison, dont quatre ferme.

Les cinq autres – deux Français, une Italienne, un Suisse et un Belgo-Suisse au casier judiciaire vierge – ont été condamnés par le tribunal correctionnel à une peine de six mois de prison avec sursis. Plusieurs d'entre eux ont déjà confié à la presse qu'ils feraient appel dans les dix jours.

Je suis un peu abasourdi face à une décision d'une telle sévérité, pour des faits qui sont pour le moins largement discutables.Christophe Deltombe, le président de la Cimade

"On est en plein dans un délit de solidarité : par solidarité avec d'autres, ils sont condamnés", a ajouté le responsable de l'association de défense des droits des migrants. "C'est une peine extrêmement sévère. La motivation du tribunal ne nous a pas convaincus", a réagi Maëva Binimelis, l'un des six avocats des militants.