Accueil des migrants : les maires de France interpellent l'État

Les maires de Grenoble, Lille, Strasbourg, Rennes, Toulouse et Bordeaux dénoncent des dispositifs alloués aux migrants complètement saturés. Pour eux, il y a urgence : il faut plus de moyens. Ce dimanche 17 décembre, ils interpellent l'État.

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Un cri d'alarme signé par les maires de grandes villes de France. De droite comme de gauche, de Martine Aubry à Alain Juppé. "Accueillir dignement les nouveaux habitants relève de nos responsabilités à tous [...] Cet accueil est une véritable obligation éthique et un défi que notre humanité doit relever", peut-on lire.

Des camps de migrants symptomatiques de cette défaillance

Éric Piolle, maire de Grenoble (Isère), est l'un des signataires de cette tribune. Dans sa ville comme partout en France, le nombre de migrants a sensiblement augmenté. Le maire a accru les moyens de l'hébergement d'urgence, mais il reproche à l'État de ne pas faire assez. Même constat à Strasbourg (Bas-Rhin) et à Lille (Nord), où faute d'hébergements, les migrants installent des campements dans les rues. Certains sont en attente d'une demande d'asile. Mais quand elle est refusée, plus aucune solution de prise en charge. Souvent, il ne se passe rien. Aujourd'hui, ces maires demandent à l'État de les associer aux décisions et d'assurer une réponse cohérente sur tout le territoire.

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Alain Juppé lors d\'un discours à Bordeaux (Gironde), le 7 mai 2017.
Alain Juppé lors d'un discours à Bordeaux (Gironde), le 7 mai 2017. (NICOLAS TUCAT / AFP)