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Meurtre d'un soldat à Londres : le renseignement britannique a-t-il tenté de recruter le tueur ?

Les services de renseignement intérieurs britanniques auraient cherché à enrôler un des deux suspects impliqués dans le meurtre d'un soldat mercredi à Londres. C'est ce qu'a affirmé vendredi soir un ami de Michael Adebolajo, l'homme à la machette.
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Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
 (Neil Hall Reuters)

Le renseignement britannique est sur la sellette, trois jours après le meurtre d'un soldat en plein Londres, dans le quartier de Woolwich. Vendredi soir, un ami de Michael Adebolajo a assuré à la BBC que celui-ci avait été approché par le MI5 (les services de renseignement intérieurs) pour un recrutement.

L'étudiant d'origine nigérianne, converti à l'islam radical, a revendiqué face caméra le meurtre du soldat en pleine rue, les mains ensanglantées et la machette au poing. Les services secrets britanniques ont-ils réellement tenté de recruter un tel individu ?

"En gros, il a été harcelé par le MI5, c'est quelque chose qu'il ma précisément dit ", a raconté Abou Nusaybah, un ami de Michael Adebolajo depuis 2002.

Un séjour au Kenya qui aurait mal tourné

D'après ce proche, le renseignement intérieur a appelé Michael Adebolajo à de multiples reprises, au retour de son séjour au Kenya l'an dernier. Un voyage qui aurait pu le conduire jusqu'en Somalie et qui aurait mal tourné : le jeune homme aurait été arrêté puis agressé. 

Abou Nusbayah affirme que le MI5 voulait savoir si Michael Adebolajo avait rencontré certaines personnes. "Après leur avoir dit qu'il ne connaissait pas ces personnes et ainsi de suite, ils lui ont demandé s'il ne voulait pas travailler pour eux ", témoigne-t-il.

Après son interview, la BBC a indiqué qu'Abou Nusbayah avait été arrêté pour répondre aux questions des enquêteurs.

Le MI5, déjà sous pression

Ces allégations interviennent alors que la presse britannique s'interroge sur un éventuel dysfonctionnement du MI5 dans cette affaire. Les deux suspects arrêtés mercredi étaient en effet connus des services de police et de sécurité au Royaume-Uni.

Michael Adebolajo, un chrétien britannique de 28 ans, converti à l'islam, évoluait dans les milieux radicaux depuis plusieurs années. Il avait été arrêté en 2006 lors d'échauffourées entre extrémistes musulmans et policiers à Londres. 

Le jeune homme et son complice présumé, Michael Adebowale, 22 ans, sont toujours à l'hôpital après avoir été blessés par la police sur les lieux du meurtre.

 

 

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