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Mesures anti-djihad : l'exemple du plan Prevent britannique

Le gouvernement présente ce mercredi en Conseil des ministres son plan pour lutter contre les filières djihadistes. Il s'agit d'empêcher de jeunes Français d'aller notamment combattre en Syrie. Un dispositif en partie inspiré du plan Prevent des Britanniques.
Article rédigé par Franck Mathevon
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
  (Reuters)

7 juillet 2005. Quatre attentats dans les transports publics de Londres font 56 morts et 700 blessés. Très vite, la police va découvrir que les quatre kamikazes sont britanniques, radicalisés en Angleterre. Deux ans plus tard, le Royaume Uni met en place la stratégie Prevent pour éviter ce type de radicalisation. "La stratégie Prevent est compliquée, elle a plusieurs volets : il s'agit d'une part de stopper la propapagation d'idéologies extrémistes, et d'autre part, d'identifier les personnes vulnérables avant leur radicalisation et de faire en sorte qu'elles retrouvent une place dans la société"  explique Rafaello Pantucci, spécialiste de l'anti-terrorisme à l'institut Rusi.

En fait, il s'agit d'éviter la propagation d'idéologies extrêmes, d'identifier les personnes vulnérables et de se tourner vers les communautés pour obtenir des signalements. Une stratégie toujours en vigueur et adaptée pour la Syrie. Les agents se déplacent sur le terrain pour parler de la Syrie, des moyens utiles d'agir, par exemple sur le plan humanitaire.  Si malgré tout,  les gens partent, place aux méthodes classiques des renseignements.

Suppression des passeports pour les terroristes présumés

"Il faut d'abord savoir qui est parti. Des personnes tournent des vidéos de propagande, racontent ce qu'ils font sur Facebook ou Twitter. S'ils reviennent vous pouvez les arrêter, les questionner " explique un chercheur de la Quilliam Foundation.  Londres a aussi annoncé la suppression des passeports pour les suspects de terrorisme. Mais beaucoup d'Occidentaux partis en Syrie restent discrets. Difficile alors de les identifier et d'obtenir des preuves de leur implication dans des activités terroristes. Ce sont ceux-là qui inquiètent le plus le Royaume uni ou la France. 

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