Ukraine : le référendum sur la Crimée est "illégal" selon Merkel

Un référendum sur un rattachement de la Crimée à la Russie se tiendra le 16 mars : un dispositif "contraire à la Constitution ukrainienne et au droit international" selon la chancelière allemande Angela Merkel. 

La leader ukrainienne Ioulia Timoshenko, la chancelière allemande Angela Merkel et le président russe Vladimir Poutine, des acteurs clés pour la sortie de crise en Ukraine.
La leader ukrainienne Ioulia Timoshenko, la chancelière allemande Angela Merkel et le président russe Vladimir Poutine, des acteurs clés pour la sortie de crise en Ukraine. (SERGEI SUPINSKY / ADEM ALTAN / G / AFP)

La chancelière allemande Angela Merkel, qui s'est entretenue dimanche par téléphone avec le président russe Vladimir Poutine, lui a déclaré que le référendum prévu en Crimée était "illégal", a rapporté son porte-parole dans un communiqué.

"La chancelière a fait valoir avec force la position allemande affirmant que le prétendu référendum du 16 mars sur la Crimée est illégal. Sa tenue est contraire à la Constitution ukrainienne et au droit international", a déclaré le porte-parole d'Angela Merkel, Steffen Seibert.

"La chancelière a par ailleurs déploré qu'aucun progrès n'ait été fait dans la constitution d'un groupe de contact international qui doit permettre de trouver un chemin politique conduisant à une solution au conflit en Ukraine", a souligné M. Seibert, ajoutant: "Elle a souligné la nécessité urgente de parvenir dans ce domaine à un résultat substantiel".

Dans un communiqué évoquant cette conversation téléphonique ainsi que celle entre le président russe et le Premier ministre David Cameron, le Kremlin a affirmé que M. Poutine avait qualifié de "légitimes" les autorités pro-russes de Crimée.

M. Poutine a "souligné en particulier que les mesures prises par les autorités légitimes de Crimée étaient basées sur les normes du droit international", et a discuté également du référendum prévu le 16 mars en Crimée, a précisé le Kremlin, dans un communiqué.

La péninsule ukrainienne de Crimée est contrôlée depuis fin février par des forces russes qui consolident jour après jour leur position et rendent plus difficile la possibilité pour le nouveau pouvoir de la réintégrer un jour.

Le parlement pro-russe de la Crimée a prévu d'organiser le 16 mars un référendum, jugé illégal par Kiev, sur un rattachement de la péninsule à la Russie.