Ukraine : Bruxelles veut bannir le charbon russe et fermer les ports de l'UE aux bateaux russes

Ces nouvelles sanctions interviennent après la découverte d'un grand nombre de corps à Boutcha, dans la région de Kiev. "Il faut clairement accroître encore notre pression" sur Moscou, estime la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen. 

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Des bâtiments détruits dans la ville de Borodianka, au nord-ouest de Kiev (Ukraine), le 4 avril 2022. (SERGEI SUPINSKY / AFP)

La Commission européenne a proposé mardi 5 avril aux Vingt-Sept de durcir les sanctions contre Moscou en arrêtant leurs achats de charbon russe, qui représentent 45% des importations de l'Union européenne, et en fermant les ports européens aux bateaux opérés par des Russes.

Les quatre trains de sanctions européennes contre Moscou depuis février "ont frappé fort et limité les options politiques et économiques du Kremlin", mais après la découverte d'un grand nombre de corps à Boutcha, dans la région de Kiev, "il faut clairement accroître encore notre pression", a estimé la présidente de l'exécutif européen, Ursula von der Leyen, dans une vidéo postée en ligne.

Les propositions de Bruxelles doivent être discutées mercredi par les représentants des Vingt-Sept avant une réunion lundi des ministres européens des Affaires étrangères. Les sanctions requièrent l'unanimité. Les ministres des Finances réunis à Luxembourg ont également discuté d'un nouveau train de sanctions.

Des sanctions possibles sur le pétrole 

La Commission propose "d'interdire toutes les importations de charbon en provenance de Russie, d'une valeur de 4 milliards d'euros par an", a précisé Ursula von der Leyen.

Plusieurs experts, dont ceux de l'institut Bruegel, estiment plus facile pour les Vingt-Sept de remplacer le charbon russe par d'autres sources d'approvisionnement contrairement au pétrole (25% des achats européens) ou au gaz (45% des importations de l'UE), dont l'embargo éventuel fait l'objet d'âpres discussions entre les Etats membres.

"Nous travaillons sur des sanctions supplémentaires, notamment sur les importations de pétrole", a cependant affirmé Ursula von der Leyen.

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