Réfugiés ukrainiens : "En une dizaine de jours, on a réussi à transformer ce bateau pour accueillir" 700 personnes, se félicite le commandant du ferry Méditerranée

Le ferry Méditerranée, à Marseille, est le plus grand centre d'accueil des réfugiés ukrainiens en France. La Croix-Rouge ainsi qu'une cellule psychologique des hôpitaux de Marseille sont présents sur le bateau.

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Radio France
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Le bateau de la Corsica Linea à quai à Marseille, le 26 avril 2022. (NICOLAS TUCAT / AFP)

"En une dizaine de jours, on a réussi à transformer ce bateau pour accueillir" 700 personnes, se félicite mercredi 27 avril sur France Bleu Provence le commandant Sébastien Adam, à la tête de l'équipage du ferry Méditerranée à Marseille, plus grand centre d'accueil des réfugiés ukrainiens en France.

Quatre-vingt marins sont en permanence à bord depuis début avril pour "nourrir et loger ces réfugiés", précise-t-il. "On a beaucoup de regards, de sourires, raconte le commandant du ferry. La langue est une barrière, mais on a des interprètes sept jours sur sept qui nous aident pour les contacts." 

La Croix-Rouge ainsi qu'une cellule psychologique des hôpitaux de Marseille sont également présents sur le bateau. L'équipage et les services mobilisés ont aussi mis en place "des activités extérieures" notamment pour les plus jeunes, "qu'ils puissent penser un peu à autre chose".

"On a organisé une sortie scoute le week-end dernier, on prévoit deux sorties au zoo la semaine prochaine. On a transformé notre garage en salle de sport géante avec du tennis, du foot, du basket, pour que tous ces enfants puissent s'amuser un peu."

Sébastien Adam

à France Bleu Provence

C'est toute une organisation pratique que l'équipage a dû revoir à bord pour prendre en charge ces réfugiés. "On a traduit tous les panneaux de sécurité et d'évacuation en ukrainien, on a amené des groupes électrogènes pour l'électricité du navire et créé des réseaux d'assainissement pour les eaux usées", détaille le commandant de l'équipage, qui doit être relayé toutes les trois semaines jusqu'à mi-juin.

Ces réfugiés "ont perdu leurs repères, on essaie de faire le maximum, conclut-il. Il y a des sourires, mais aussi une inquiétude, c'est évident".

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