Les forces ukrainiennes reprennent Sloviansk aux insurgés pro-Russes

Le drapeau national ukrainien a été hissé sur la mairie de ce bastion séparatiste situé dans l'est du pays.

Un membre des forces ukrainiennes près de Slaviansk (Ukraine), le 4 juillet 2014.
Un membre des forces ukrainiennes près de Slaviansk (Ukraine), le 4 juillet 2014. (GENYA SAVILOV / AFP)

C'est un symbole de la reconquête de la ville. Le drapeau national ukrainien a été hissé samedi 5 juillet sur la mairie de Sloviansk, un bastion séparatiste situé dans l'est de l'Ukraine, selon le ministre de la Défense et le chef d'état-major ukrainiens. Un peu plus tôt, la ville avait été reprise par les forces ukrainiennes. Il s'agit de loin de leur plus important succès militaire, depuis la reprise de "l'opération antiterroriste" contre les insurgés pro-Russes, relancée après l'expiration du cessez-le-feu lundi.

Les séparatistes pro-Russes de cette partie de l'Ukraine ont dû abandonner leurs positions sur leur front Nord en raison d'une offensive des forces gouvernementales, a déclaré l'un des chefs de la "république populaire" autoproclamée de Donetsk. Il a reconnu que ses troupes avaient quitté Sloviansk, "en raison de la supériorité numérique écrasante de l'adversaire".

Une mission humanitaire pour les habitants de Sloviansk

A Kiev, le porte-parole du Conseil de sécurité nationale et de défense a indiqué que "Sloviansk est encerclée" et que les forces ukrainiennes "cherchent à éliminer les combattants qui se cachent par petits groupes dans les habitations parmi la population civile". "Il s'agit d'une tâche très complexe et l'essentiel est de préserver les vies des habitants", a-t-il ajouté.

Les pertes des forces gouvernementales sont de deux morts et treize blessés, tandis que celles des rebelles sont "importantes". Une mission humanitaire a commencé à fournir de l'assistance aux habitants de Sloviansk, a indiqué la présidence ukrainienne.

Cette nouvelle risque d'affecter les efforts diplomatiques pour mettre fin à la crise. Ces efforts, encouragés par les grands pays occidentaux, étaient censés déboucher samedi sur une réunion du "groupe de contact". Mais la tenue de celle-ci apparaît incertaine, car son lieu n'est toujours pas fixé en début d'après-midi.