La Russie et l'Ukraine se rapprochent d'un accord sur le gaz pour l'hiver

Kiev et Moscou sont engagés dans un bras de fer depuis que le groupe public russe Gazprom a augmenté le prix du gaz, une mesure de rétorsion face à l'arrivée d'un gouvernement pro-occidental en Ukraine. 

De gauche à droite, François Hollande, Vladimir Poutine, Matteo Renzi, Petro Porochenko et Angela Merkel, réunis à Milan (Italie), le 17 octobre 2014.
De gauche à droite, François Hollande, Vladimir Poutine, Matteo Renzi, Petro Porochenko et Angela Merkel, réunis à Milan (Italie), le 17 octobre 2014. (© POOL NEW / REUTERS / X80003)

Une trêve en vue sur le front de l'énergie. Plusieurs réunions entre dirigeants russe, ukrainien et européens ont permis d'obtenir des avancées à Milan (Italie) sur les livraisons de gaz en Ukraine. Un accord sur le gaz n'a pas été scellé entre les présidents russe Vladimir Poutine et ukrainien Petro Porochenko, mais des progrès ont été annoncés. "Des détails doivent encore être discutés", a déclaré le président ukrainien, à l'issue d'une troisième réunion avec son homologue russe en moins de douze heures, et le premier tête-à-tête entre les deux hommes depuis le mois d'août.

 

Des progrès mais toujours pas de "résultats concrets", a-t-il reconnu, sur ce contentieux gazier qui empoisonne non seulement les relations entre Russes et Ukrainiens, mais ausi entre Russes et Euopéens. Il a dit espérer un accord définitif sur cette question lors d'une réunion mardi à Bruxelles entre Européens, Ukrainiens et Russes.

Les Européens optimistes sur ce dossier

 

Le président russe a appelé de son côté les Européens avant cette réunion à "épauler" financièrement l'Ukraine. L'accord sur les livraisions de gaz russe repose en partie sur un financement international, encore à trouver, pour aider Kiev à régler sa note de gaz envers Moscou. Les Européens ont exprimé dans l'ensemble leur optimisme après ces rencontres dans la capitale lombarde, en marge d'un sommet de l'Asem, forum regroupant Européens et Asiatiques.

 

Si tous les participants à ces rencontres de Milan reconnaissent la nécessité de s'en tenir aux accords conclus en septembre à Minsk, prévoyant notamment un cessez-le-feu, c'est bien leur mise en oeuvre qui pose problème. "Malheureusement, tout cela est la même chose que ce sur quoi nous étions d'accord" en septembre à Minsk, "le principal problème, c'est la mise en oeuvre", de ces accords, a résumé vendredi soir Petro Porochenko devant la presse.