Cet article date de plus de six ans.

L'Ukraine "au bord la guerre civile", avertit Poutine

Le président russe a téléphoné à la chancelière allemande Angela Merkel mardi soir.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Un soldat ukrainien, le 15 avril 2014, à Barvinkove (Ukraine). (ANATOLIY STEPANOV / AFP)

La tension monte encore d'un cran entre Kiev et Moscou. Le président russe Vladimir Poutine a estimé, mardi 15 avril, que l'Ukraine était "au bord de la guerre civile" lors d'une conversation téléphonique avec la chancelière allemande Angela Merkel. Pour Poutine, l'intervention de l'armée ukrainienne dans l'est du pays représente "un recours inconstitutionnel à la force contre des manifestations pacifiques".

Au troisième jour de "l'opération antiterroriste de grande envergure" annoncée par Kiev, des forces ont été massées près d'Izioum, à 40 km au nord de Sloviansk. La ville est contrôlée depuis samedi par des hommes puissamment armés et organisés, mais ne portant pas d'insignes sur leurs uniformes. Et des renforts ont été héliportés à 15 km au sud de cette localité, pour la prendre en étau.

Réunion jeudi à Genève

Signe de l'impasse diplomatique dans la pire crise entre Est et Ouest depuis la fin de la guerre froide, la Maison Blanche a déclaré que le pouvoir pro-européen de Kiev était dans une position "intenable" face aux insurgés et sa réponse "mesurée". L'atmosphère s'annonce donc des plus tendues pour la réunion quadripartite prévue jeudi à Genève entre l'Ukraine, la Russie, les Etats-Unis et l'Union européenne afin de tenter de dénouer la crise.

A ce propos, Vladimir Poutine et Angela Merkel "ont exprimé l'espoir que la rencontre de Genève puisse donner un signal clair pour faire revenir la situation dans un cadre pacifique", selon le Kremlin. "La préparation de la rencontre (...) a été au centre de la discussion", a confirmé Berlin. En cas d'échec de cette réunion, les Etats-Unis sont prêts à imposer de nouvelles sanctions à l'encontre de Moscou.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.