Guerre en Ukraine : la justice européenne confirme la suspension de la chaîne RT France, la Russie menace les médias occidentaux de représailles

RT et Sputnik, deux médias d'Etat russes, avaient été interdits de diffusion dans l'Union européenne quelques jours après le début de l'invasion russe.

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France Télévisions
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La chaîne RT France le 2 mars 2022, jour de l'interdiction de sa diffusion dans l'Union européenne. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Ce fut une des premières sanctions en réponse au lancement de l'invasion de l'Ukraine par la Russie : depuis le 2 mars, les médias d'Etat russes Sputnik et RT (anciennement Russia Today), accusés de "désinformation"sont interdits de diffusion dans l'Union européenne. La justice européenne a rejeté, mercredi 27 juillet, une demande d'annulation de cette suspension de la part de RT France, la branche française de ce média. La Russie a réagi en menaçant les médias occidentaux de représailles.

La Cour de justice de l'UE, dans son arrêt, estime que l'interdiction "temporaire" de RT France ne remet "pas en cause" la liberté d'expression "en tant que telle", comme l'estimait le média russe, et qu'elle est "proportionnée" à l'objectif d'éviter la "propagande" liée à "l'agression militaire de l'Ukraine".

RT France était la seule branche de RT hébergée dans un pays de l'Union européenne. Bien que bloquée depuis la France, elle continue d'émettre et de publier des articles en français.

"Nous n'allons pas les laisser travailler dans notre pays"

"Nous allons prendre des mesures de pression similaires visant les médias occidentaux qui travaillent chez nous dans le pays", a prévenu le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. "Nous n'allons pas non plus les laisser travailler dans notre pays".

Depuis le début de la guerre, le 24 février, Moscou a notamment bloqué plusieurs sites de médias occidentaux (BBC, Die Welt, RFI, Deutsche Welle...). En mai, la Russie avait réagi à l'interdiction de RT au Canada en fermant le bureau à Moscou de la radio-télévision canadienne CBC/Radio-Canada.

De nombreux médias étrangers ont par ailleurs cessé d'eux-mêmes leur travail en Russie par crainte de représailles ou de sanctions judiciaires, du fait des lois qui punissent de lourdes peines de prison les infos prétendument mensongères sur l'armée russe.

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