Guerre en Ukraine : l'Union européenne, le G7 et l'Australie s'accordent sur un plafonnement des prix du pétrole russe

Le dispositif doit interdire aux entreprises de fournir les services permettant le transport maritime du pétrole russe au-delà du plafond de 60 dollars par baril.
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A l'heure actuelle, les pays du G7 fournissent les prestations d'assurance pour 90% des cargaisons mondiales, et l'UE est un acteur majeur du fret maritime. (photo d'illustration) (MAXPPP)

Ils se sont finalement mis d'accord. Les 27 pays de l'Union européenne, ainsi que ceux du G7 et l'Australie, ont trouvé, vendredi 2 décembre, un terrain d'entente sur le plafonnement à 60 dollars par baril du prix du pétrole russe vendu à des Etats tiers, afin de priver Moscou des moyens de financer sa guerre en Ukraine. L'accord, qui avait été ficelé jeudi par les ambassadeurs européens, coordonnés avec leurs alliés du G7, restait suspendu à la décision de la Pologne, qui a donné son feu vert vendredi soir.

"L'UE reste unie et est solidaire avec l'Ukraine", s'est félicitée la présidence tchèque du Conseil de l'Union européenne. Le mécanisme envisagé entrera en vigueur lundi "ou très peu de temps après", précisent le G7 et l'Australie dans leur communiqué. Le dispositif de l'UE doit interdire aux entreprises de fournir les services permettant le transport maritime (fret, assurance...) du pétrole russe au-delà du plafond de 60 dollars, ce qui limitera les recettes tirées par Moscou de ses livraisons à des pays comme la Chine ou l'Inde. 

Le plafonnement constitue un complément de l'embargo de l'UE qui débute aussi lundi. La Russie a tiré 67 milliards d'euros de ses ventes de pétrole à l'UE depuis le début de la guerre en Ukraine, rappelle Phuc-Vinh Nguyen, expert des questions énergétiques à l'Institut Jacques-Delors.

Le pays est le deuxième exportateur mondial de brut et, sans ce plafond, il serait très simple de livrer à de nouveaux acheteurs aux prix du marché. A l'heure actuelle, les pays du G7 fournissent les prestations d'assurance pour 90% des cargaisons mondiales, et l'UE est un acteur majeur du fret maritime, d'où un pouvoir de dissuasion crédible, mais aussi un risque de perdre des marchés au profit de concurrents.

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