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Guerre en Ukraine : ce qu'il faut retenir de la journée du vendredi 6 mai

Cinquante civils de plus ont pu quitter grâce à un nouveau convoi l'aciérie Azovstal, à Marioupol, ont annoncé, vendredi soir, la vice-Première ministre ukrainienne, Iryna Verechtchouk, et le ministère russe de la Défense.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Photo publiée le 6 mai 2022 par le média d'Etat russe Sputnik montrant des civils, à bord d'un bus, qui ont été évacués du site de l'aciérie d'Azovstal de Marioupol, ville portuaire du sud de l'Ukraine. (ALEXEY KUDENKO / SPUTNIK / AFP)

Au 72e jour de l'invasion russe en Ukraine, les évacuations ont repris à Marioupol, ville portuaire du sud du pays totalement dévastée par les forces russes. Cinquante civils de plus ont pu quitter grâce à un nouveau convoi l'immense aciérie Azovstal, ont annoncé les autorités ukrainiennes et russes, vendredi 6 mai. Franceinfo revient sur les faits marquants de la journée.

Les évacuations de civils de l'usine Azovstal à Marioupol ont repris

Cinquante civils de plus ont pu quitter grâce à un nouveau convoi l'immense aciérie Azovstal, la dernière poche de résistance des forces ukrainiennes à Marioupol, ont annoncé la vice-Première ministre ukrainienne, Iryna Verechtchouk, et le ministère russe de la Défense. Il s'agit de femmes, d'enfants et de personnes âgées, a-t-elle précisé, ajoutant que les évacuations se poursuivraient samedi, ce qu'a par la suite confirmé Moscou.

Ces opérations, qui se déroulent sous l'égide de l'ONU et du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), ont commencé le week-end dernier et ont permis, selon Kiev, à près de 500 civils de fuir.

Le Conseil de sécurité de l'ONU unanime pour une "solution pacifique"

Le Conseil de sécurité de l'ONU a apporté à l'unanimité son "ferme soutien" à "la recherche d'une solution pacifique" en Ukraine, dans une première manifestation d'unité depuis le début de l'invasion russe de ce pays. Dans la déclaration rédigée par la Norvège et le Mexique qu'il a adoptée, le Conseil de sécurité, dont la Russie est membre permanent, rappelle que "tous les Etats membres se sont engagés, en vertu de la Charte des Nations unies, à l'obligation de régler leurs différends internationaux par des moyens pacifiques".

"Aujourd'hui, pour la première fois, le Conseil de sécurité s'est prononcé d'une seule voix pour la paix en Ukraine", s'est félicité dans un communiqué le chef de l'ONU. "Le monde doit s'unir pour faire taire les armes et défendre les valeurs de la Charte des Nations unies" et "je continuerai à ne ménager aucun effort pour sauver des vies, réduire les souffrances et retrouver le chemin de la paix", a ajouté Antonio Guterres.

Joe Biden annonce une nouvelle aide militaire à l'Ukraine, dont des munitions et des radars

Le président des Etats-Unis a annoncé une nouvelle aide militaire à l'Ukraine pour combattre l'invasion russe, composée notamment de munitions d'artillerie et de radars. Toutefois, Joe Biden a prévenu que les fonds alloués aux armes pour Kiev étaient désormais "pratiquement épuisés". Un responsable américain a précisé que cette aide représentait 150 millions de dollars, bien en-deçà des précédents envois d'armes américaines.

Pour la Hongrie, l'Union européenne a "franchi la ligne rouge"

"Il y a un moment où il faut dire stop." Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a estimé que la Commission européenne avait franchi "une ligne rouge" en voulant interdire les importations de pétrole russe. Le dirigeant nationaliste a déclaré que "la présidente de la Commission", Ursula von der Leyen, "a volontairement ou non attaqué l'unité européenne".

Les négociations menées au niveau des ambassadeurs des Etats membres vont être "compliquées", a confié un diplomate. L'unanimité des 27 est requise pour l'adoption des sanctions. "La Hongrie a un problème et (les ambassadeurs) doivent le résoudre. Des clarifications techniques sont nécessaires, et cela prendra un certain temps. Cela va se poursuivre pendant le week-end pour le travail technique, pas politique", a expliqué un diplomate européen informé des discussions.

Le nouveau journal indépendant russe Novaïa Gazeta.Europe paraît dans les kiosques en Lettonie

L'édition pilote d'un nouveau quotidien indépendant russe, lancé par les journalistes exilés du journal d'opposition Novaïa Gazeta est arrivé vendredi dans les kiosques en Lettonie. Fin mars, le journal Novaïa Gazeta, dirigé par le prix Nobel de la Paix Dmitri Mouratov, a suspendu ses publications en ligne et au format papier en Russie jusqu'à la fin de l'intervention en Ukraine.

Le nouveau journal, Novaïa Gazeta.Europe, "est une publication créée par des journalistes russes libres qui se sont retrouvés en émigration forcée. Il s'agit de leur point de vue indépendant sur les événements de la guerre en Ukraine et les développements en Russie", a déclaré la maison d'édition Rigas Vilni, le 2e plus grand groupe de presse écrite de Lettonie qui est son éditeur. Les deux versions de la nouvelle édition papier, contiennent chacune 28 pages et sont vendues au détail à 1,29 euro.

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