Guerre en Ukraine : ce qu'il faut retenir de la journée du mercredi 28 septembre

Les tensions s'accentuent entre Russes et Occidentaux autour des fuites des gazoducs Nord Stream 1 et 2. 

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Une station gazière du gazoduc Nord Stream 1 à Lubmin (Allemagne), le 8 novembre 2011. (JOHN MACDOUGALL / AFP)

Au lendemain des résultats des référendums d'annexion qui ont consacré le "oui", selon les autorités prorusses des régions occupées d'Ukraine, les tensions diplomatiques se sont encore accentuées autour des fuites des gazoducs Nord Stream 1 et 2, dont le sort est étroitement lié aux rapports conflictuels qu'entretiennent Russes et Occidentaux. Franceinfo revient sur les faits marquants du mercredi 28 septembre sur le front de la guerre en Ukraine.

Fuites des gazoducs Nord Stream : pointée du doigt, la Russie accuse les Etats-Unis

Dans des circonstances troubles, les gazoducs Nord Stream 1 et 2 reliant la Russie à l'Allemagne ont été subitement touchés par des fuites, en mer Baltique, lundi et mardi. La sûreté suédoise (Säpo) a annoncé mercredi prendre la tête d'une enquête pour "sabotage aggravé" après les explosions suspectées d'avoir provoqué les fuites.

Dans la soirée, la Russie a annoncé l'ouverture d'une enquête pour "acte de terrorisme international". Plus tôt dans la journée, une porte-parole russe a demandé au président américain Joe Biden de "répondre à la question" d'une potentielle implication des Etats-Unis dans le sabotage présumé des gazoducs. Une référence à une déclaration de ce dernier en février : il avait affirmé qu'il "mettrait fin" à Nord Stream 2 (dont l'ouverture n'était alors pas encore annulée) si la Russie intervenait militairement en Ukraine.

Le Conseil de sécurité de l'ONU va se réunir vendredi 30 septembre à la demande de la Russie, pour évoquer cette question.

Les dirigeants prorusses des régions occupées demandent l'annexion

Les dirigeants prorusses de régions ukrainiennes occupées totalement ou partiellement par Moscou ont réclamé l'annexion à la Russie, au lendemain de référendums qualifiés d'"illégaux" par Kiev et ses alliés occidentaux.

Les Occidentaux ont promis de réagir face à cette offensive géopolitique, l'UE proposant notamment de plafonner le prix du pétrole russe et d'ajouter de nouvelles restrictions aux échanges commerciaux avec Moscou. Les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l'Allemagne et le Canada ont répété qu'ils ne reconnaîtront "jamais" les résultats des scrutins, une promesse déjà faite par le G7 quelques jours auparavant.

La Russie ne délivrera plus de passeports à ceux qui sont mobilisés par l'armée

Le Kremlin a fait cette annonce au moment où des dizaines de milliers de ses citoyens ont déjà fui à l'étranger. "Si un citoyen a déjà été appelé pour effectuer son service militaire ou s’il a reçu une convocation [pour la mobilisation ou la conscription], le passeport international lui sera refusé", peut-on lire sur le portail d'information du gouvernement russe.

Les Etats-Unis assurent que les sanctions envers la Russie fonctionnent

Les sanctions internationales adoptées contre Moscou poussent l'économie russe "au bord du précipice", selon Washington. La Russie n'est plus en mesure de se procurer "les éléments critiques" dont elle a besoin pour cette guerre, a assuré Jim O'Brien, à la tête du bureau des sanctions du département d'Etat. Les sanctions adoptées par l'Occident depuis le début du conflit ukrainien "rendent impossible pour la Russie de se soucier de sa population et de payer ses guerres en même temps", a-t-il affirmé, lors d'une audition devant le Congrès américain.

Par ailleurs, les Etats-Unis ont annoncé débloquer 1,1 milliard de dollars d'aide militaire supplémentaire pour l'Ukraine, sous la forme de commandes d'armement à l'industrie de défense américaine.

Trois poètes anti-guerre emprisonnés à Moscou

Trois hommes qui avaient participé à une lecture de poèmes organisée dans le centre de Moscou contre la mobilisation pour combattre en Ukraine, ont été incarcérés à la demande d'un tribunal russe. Selon l'ONG spécialisée OVD-Info, Artiom Kamardine, Egor Chtovba et Nikolaï Daïneko ont été placés en détention provisoire pour deux mois.

Un navire chargé de 1 000 tonnes d'aide française a quitté le port de Marseille

Un navire transportant plus de 1 000 tonnes d'aide pour l'Ukraine, l'acheminement humanitaire le plus important apporté par la France depuis fin février, a appareillé en fin d'après-midi du port de Marseille.

"Ce bateau matérialise concrètement notre solidarité. Il aurait été inconcevable que nous restions indifférents au sort du peuple ukrainien qui subit dans sa chair cette guerre, une guerre qu'il n'a pas choisie et contre laquelle il résiste avec tant de courage", a déclaré la ministre française des Affaires étrangères Catherine Colonna venue sur le port marseillais pour l'occasion.

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