Guerre en Ukraine : ce qu'il faut retenir de la journée du lundi 27 juin

Les forces russes ont notamment bombardé un centre commercial à Krementchouk, dans le centre du pays, ainsi qu'un groupe de civils dans la ville orientale de Lyssytchansk, faisant plus de 20 morts et 70 blessés civils.

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Dmytro Lonine, le gouverneur de la région de Poltava, a diffusé des images de la frappe menée sur un centre commercial à Kremetchouk (Ukraine), le 27 juin 2022. (DMYTRO LOUNINE / TELEGRAM)

Plusieurs bombardements russes font de nouvelles victimes civiles en Ukraine, et le G7 réaffirme son unité en soutien à Volodymyr Zelensky. Franceinfo revient sur les faits marquants de la journée sur le front de la guerre en Ukraine.

Au moins 15 morts et 50 blessés après une frappe russe sur un centre commercial à Krementchouk

Un millier de personnes se trouvaient dans le bâtiment situé à Krementchouk, dans le centre de l'Ukraine habituellement épargné par les bombardements, selon les autorités locales. Un bilan récent fait état de 13 morts et au moins 50 blessés, dont 21 sont hospitalisés et six se trouvent dans un état grave, a précisé Kyrylo Tymochenko, le chef adjoint de l'administration présidentielle. Le président ukrianien Volodymyr Zelensky a dénoncé "l'un des actes terroristes les plus éhontés de l'histoire européenne" et a évoqué une "frappe calculée".

Les pays alliés de la Russie se sont indignés de cette attaque, un "crime de guerre (...) abominable" selon le G7. "Cette attaque épouvantable a montré une fois de plus les profondeurs de la cruauté et de la barbarie dans lesquelles le dirigeant russe est prêt à tomber", a réagi le Premier ministre britannique Boris Johnson. Emmanuel Macron a dénoncé sur Twitter une "horreur absolue" et appelé le peuple russe à "voir la vérité" en face, le porte-parole de l'ONU un acte "totalement déplorable", et le chef de la diplomatie américaine s'est dit "horrifié".

Huit civils tués et 21 blessés à Lyssytchansk dans un bombardement russe

"Les Russes ont tiré sur une foule de gens avec des lance-roquettes multiples Ouragan, au moment où les civils collectaient de l'eau depuis une citerne" , explique le gouverneur régional Serguiï Gaïdaï sur Telegram. Lyssytchansk est la dernière grande ville qui n'est pas encore tombée aux mains des troupes russes dans la région de Louhansk, après la chute de Sievierodonetsk.

Volodymyr Zelensky s'exprime devant le G7

Le président ukrainien a affirmé aux dirigeants réunis au château d'Elmau (Allemagne) que "le moment de la négociation" n'était pas encore venu. Il a réclamé plus d'armes et de sanctions contre Moscou, notamment "en limitant les prix du pétrole".

Le G7 a promis de soutenir l'Ukraine "aussi longtemps qu'il le faudra", selon la déclaration issue du sommet. Les Etats-Unis envisagent de fournir à l'Ukraine un système sophistiqué de missiles sol-air de "moyenne et longue portée", selon la Maison Blanche, et le chancelier allemand Olaf Scholz a promis "d'accroître la pression sur Poutine", notamment une nouvelle salve de sanctions. Les pays du G7 réfléchissent par exemple à un "mécanisme pour plafonner au niveau mondial le prix du pétrole russe", d'après un haut responsable de la Maison Blanche.

La Russie en défaut de paiement sur sa dette, Moscou dément

La Russie avait jusqu'à dimanche pour effectuer deux paiements à ses créanciers et rembourser une partie de sa dette extérieure, mais elle n'a pas pu les faire à cause des sanctions occidentales, qui ont coupé Moscou des banques américaines. C'est la première fois que le pays fait défaut sur sa dette extérieure depuis 1918.

La Russie récuse toute idée de défaut de paiement. "La non-obtention de l'argent par les investisseurs n'est pas le résultat d'une absence de paiement, mais est causée par l'action de tierces parties, ce qui n'est pas directement considéré (...) comme un cas de défaut", a insisté lundi le ministère russe des Finances dans un communiqué. Depuis fin mai, Moscou déclare rembourser sa dette libellée en dollar ou en euro en utilisant des roubles, ce que les investisseurs refusent.

La Lituanie visée par une cyberattaque "probablement" causée par la Russie

Les offensives, qui visaient des sites d'institutions publiques et d'entreprises ont déjà été "maîtrisées" selon le directeur du Centre national de cybersécurité. Elles avaient notamment causé l'arrêt des services fiscaux et des perturbations dans la délivrance des passeports. Le groupe de pirates informatique russe Killnet, qui a revendiqué l'attaque, l'a présenté comme une réponse aux mesures commerciales prises par la Lituanie contre la province russe de Kaliningrad, en application des sanctions européennes.

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