Guerre en Ukraine : la Russie s'oppose à une résolution du Conseil de sécurité condamnant les annexions

Le président russe a formalisé, vendredi, l'annexion des régions ukrainiennes de Louhansk, de Donetsk, de Kherson et de Zaporijjia, occupées par ses troupes, lors d'une cérémonie au Kremlin.

Les membres du Conseil de sécurité de l\'ONU, à New York, le 27 septembre 2022.
Les membres du Conseil de sécurité de l'ONU, à New York, le 27 septembre 2022. (MICHAEL M. SANTIAGO / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)
Ce qu'il faut savoir

La réunion du Conseil de sécurité de l'ONU a débuté vendredi 30 septembre, vers 21 heures. La Russie, qui a annexé quatre régions ukrainiennes, a sans surprise utilisé son veto pour empêcher l'adoption d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU condamnant ces annexions. Le texte va désormais être soumis à l'Assemblée générale, où tous les Etats membres sont représentés. Ce direct est maintenant terminé.

L'annexion des territoires ukrainiens confirmée. Le président russe a formalisé l'annexion des régions ukrainiennes de Louhansk, de Donetsk, de Kherson et de Zaporijjia, occupées par ses troupes, lors d'une cérémonie au Kremlin, vendredi après-midi. "La victoire sera à nous", a lancé Vladimir Poutine sous les applaudissements d'une foule de plusieurs milliers de personnes. "Bienvenue à la maison", a-t-il déclaré à l'adresse des habitants des territoires ukrainiens annexés, estimant qu'ils étaient "revenus dans leur patrie historique".

Une procédure "d'adhésion accélérée" à l'Otan. En réaction, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a annoncé que son pays avait signé une "demande d'adhésion accélérée à l'Otan", sur sa chaîne Telegram (en ukrainien). 

Les fuites de Nord Stream dues à du sabotage. Les quatre fuites touchant les gazoducs Nord Stream en mer Baltique sont dues à des explosions sous-marines correspondant "à des centaines de kilos" de TNT, selon un rapport officiel de la Suède et du Danemark remis aux Nations-Unies. "La magnitude des explosions a été mesurée respectivement à 2,3 et 2,1 sur l'échelle de Richter, soit probablement l'équivalent d'une charge explosive de centaines de kilos", rapportent les deux pays scandinaves.

Un vote organisé pour réprouver des "simulacres". Le Conseil de sécurité de l'ONU se prononce, vendredi, sur une résolution qui condamne les référendums d'annexion de plusieurs régions ukrainiennes. La réunion aura lieu vendredi à 21 heures (heure de Paris), avant une autre discussion prévue sur les fuites découvertes sur les gazoducs Nord Stream en mer Baltique, a précisé la présidence française du Conseil. Mais le texte n'a aucune chance d'être adopté en raison du droit de veto russe.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #UKRAINE

00h05 : Ce direct est terminé pour ce soir. Il reprendra demain matin, dès 9 heures. En attendant, voici ce qu'il faut retenir de l'actualité de ce vendredi soir.

Sans surprise, la Russie a utilisé son veto pour empêcher l'adoption d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU condamnant son annexion de quatre régions ukrainiennes. Les Occidentaux vont désormais se tourner vers l'Assemblée générale, qui devrait se prononcer dans les prochains jours. Voici ce qu'il faut retenir de cette journée.

#ENERGIE Les associations d'élus locaux tirent la sonnette d'alarme face à la hausse des prix de l'énergie. Dans un courrier envoyé à la Première ministre, Elisabeth Borne, elles estiment que les mesures mises en place ne suffiront pas à absorber "les prochaines hausses des charges énergétiques", mettant en danger le bouclage des budgets 2023 et "la continuité du service public".

Au Burkina Faso, le chef de la junte a été démis de ses fonctions par des putschistes. Au pouvoir depuis fin janvier, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo a été remplacé par le capitaine Ibrahim Traoré, selon une déclaration lue par des militaires à la télévision. Un couvre-feu a été instauré.

• Dans l'enquête sur l'ancienne plateforme de vidéos pornographiques "French Bukkake", quatre personnes ont été mises en examen "pour traite des êtres humains en bande organisée", a appris franceinfo, auprès d'une source judiciaire.

23h58 : "Nous allons à l'Assemblée générale, où chaque pays a un vote. Les nations du monde diront clairement qu'il est illégal et tout simplement inacceptable d'essayer de redessiner les frontières d'un autre pays par la force."

Après le rejet attendu d'une résolution au Conseil de sécurité de l'ONU condamnant l'annexion par la Russie de quatre territoires ukrainiens occupés,l'ambassadrice américaine a évoqué la suite de l'offensive diplomatique.

23h56 : Comment interpréter ces résultats au Conseil de sécurité de l'ONU ? Pour Richard Gowan, analyste au sein de l'ONG International Crisis Group, "le nombre important d'abstentions laisse entendre que la lassitude observée concernant l'Ukraine est toujours à un niveau élevé", a-t-il déclaré à l'AFP.

23h53 : Bonsoir @Grenoble du 77. La Chine, l'Inde, le Gabon et le Brésil se sont en effet abstenus. Evidemment, tous les regards étaient tournés vers la Chine, qui s'est donc abstenue, comme en février - au lendemain de l'invasion de l'Ukraine par la Russie -. "Toute action du Conseil de sécurité doit favoriser l'amélioration de la situation et la résolution de la crise, plutôt que d'intensifier les conflits et exacerber la confrontation", a commenté l'ambassadeur chinois Zhang Jun, répétant que Pékin soutenait la souveraineté et l'intégrité territoriale "de tous les pays".

23h50 : Quand on s'abstient de condamner c'est donc qu'on ne condamne pas, c'est-à-dire qu'on est d'accord avec ces annexions ? Quelle hypocrisie !

23h49 : Une "action ouvertement hostile de l'Occident". Ces mots de l'ambassadeur de la Russie à l'ONU font écho à ceux de Vladimir Poutine. Dans son discours qui a accompagné l'annexion de quatre territoires ukrainiens occupés, le président russe a attaqué les États-Unis, l'Europe, et les pays de l'ex-URSS ralliés à l'Occident. Retrouvez ici un résumé de cette prise de parole.

23h47 : Sans surprise, la Russie a mis son veto pour empêcher l'adoption d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU condamnant son annexion de quatre régions ukrainiennes. "Vous nous forcez intentionnellement à utiliser notre veto pour pouvoir vous lancer dans des envolées lyriques sur le fait que nous abusons de notre droit", a aussitôt accusé l'ambassadeur russe à l'ONU, Vassily Nebenzia, dénonçant une "action ouvertement hostile de l'Occident".

23h11 : Interrogé à ce même sujet plus tard dans la journée, le chef de la diplomatie américaine, Anthony Blinken a déclaré "fermement" soutenir l'entrée dans l'Otan "de pays qui souhaitent y adhérer et qui peuvent y apporter leurs capacités". Mais, a-t-il ajouté, "il existe un processus pour cela et les pays continueront à suivre ce processus". Suivez notre direct.

23h10 : Aujourd'hui, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a annoncé que son pays avait signé une "demande d'adhésion accélérée à l'Otan". Mais qu'en pense la communauté internationale ? Le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Jens Stoltenberg, est resté évasif sur la question, rappelant qu'une telle décision doit être approuvée "à l'unanimité" par les 30 pays membres.

23h11 : La façade du consulat de Russie, à New York, a été vandalisée à la peinture rouge. "Il n'y a pas eu d'arrestation et l'enquête est en cours", selon la police locale, laquelle considère que l'incident est considéré comme "possiblement motivé par de l'hostilité", dans un contexte de guerre en Ukraine. TIMOTHY A. CLARY / AFP

22h14 : "Nous avons des résultats significatifs dans l'est du pays", s'est félicité Volodymyr Zelensky, alors que la ville stratégique de Lyman, contrôlée par les Russes, est partiellement encerclée par les troupes de Kiev. Dans un message publié sur Telegram, le président ukrainien a martelé que libérer "toutes nos terres (...) sera la meilleure preuve que le droit international et les valeurs humaines ne peuvent être enfreints par aucun État terroriste, aussi insolent soit-il, comme la Russie."

22h07 : "Nous ne voyons présentement pas d'indications d'un usage imminent d'armes nucléaires." Le conseiller pour la sécurité nationale de la Maison Blanche, Jake Sullivan, s'est adressé à la presse. "Il y a un risque, étant donné la légèreté et l'attitude guerrière avec laquelle Poutine en parle, qu'il envisage cela", a-t-il toutefois déclaré.

21h44 : Dans le même temps, le conseiller pour la sécurité nationale à la Maison Blanche, Jake Sullivan, a déclaré qu'il y aurait "une annonce la semaine prochaine d'une assistance sécuritaire immédiate" en faveur de l'Ukraine.

21h42 : Le Congrès américain a approuvé une nouvelle aide à destination de l'Ukraine : elle s'élève cette fois à 12,3 milliards de dollars. Cette nouvelle enveloppe porte l'aide américaine à l'effort de guerre ukrainien à 65 milliards de dollars depuis le début de l'offensive russe.

21h35 : La Norvège a accepté des contributions militaires française, allemande et britannique pour sécuriser son secteur pétrogazier, a déclaré son Premier ministre, Jonas Gahr Støre. Cette annonce survient après le sabotage présumé, en mer Baltique, des gazoducs Nord Stream 1 et 2. Depuis la fermeture de ces robinets de gaz en provenance de Russie, le pays scandinave est devenu le premier fournisseur de gaz naturel de l'Europe.

21h27 : As expected, #Russia has cast its #UNSC veto to block condemnation of its ‘referenda’ and ‘annexation’ of four #Ukrainian territories. Vote: 10 in favor, 1 against (#Russia) & 4 abstentions from #China #Brazil #India & #Gabon.

21h25 : Sans surprise, la Russie a mis son véto -seule - à cette résolution condamnant l'annexion par Moscou de quatre territoires ukrainiens occupés. Quatre pays se sont abstenus : la Chine, l'Inde, le Brésil et au Gabon.

21h15 : Le Conseil de sécurité de l'ONU est réuni ce soir pour examiner une résolution condamnant les "pseudo-annexions" en Ukraine. Ce texte est toutefois voué à être bloqué par un veto de la Russie, qui vient d'entériner l'annexion de quatre territoires ukrainiens. Le conseil devrait également se pencher, à la demande de Moscou, sur la question de l'origine des fuites sur les gazoducs NordStream 1 et 2, en mer Baltique.

20h54 : Le bilan s'élève à 30 morts et 88 blessés, après des frappes sur un convoi de civils dans la région occupée de Zaporijjia. "Parmi les personnes tuées figurent deux enfants : une fille de 11 ans et un garçon de 14 ans", a déclaré le chef de la police ukrainienne, Igor Klimenko, sur Facebook.

20h43 : "L'Amérique et ses alliés ne se laisseront pas intimider (...). L'Amérique et ses alliés de l'Otan sont prêts à défendre chaque centimètre du territoire de l'Otan. Comprenez-moi bien, monsieur Poutine. Chaque centimètre."

Lors d'un discours à la Maison Blanche, Joe Biden a réagi à l'annexion de quatre régions ukrainiennes occupées. Un discours ferme alors que les voix occidentales condamnent les unes après les autres ce nouveau développement dans le conflit.

20h09 : 🗣️"Maintenant" que les quatre régions ukrainiennes ont été annexées à la Russie, "une attaque de très grande ampleur contre ces territoires" pourrait justifier l'utilisation de l'arme nucléaire par Vladimir Poutine, explique Héloïse Fayet, chercheuse à l'@IFRI_ 📺 #VIPol https://t.co/lNgvRjYSQ6

20h09 : Après l'annexion par la Russie de quatre régions ukrainiennes, "une attaque de très grande ampleur contre ces territoires" pourrait justifier l'utilisation de l'arme nucléaire par Vladimir Poutine, estime Héloïse Fayet, chercheuse à l'IFRI. Elle était ce soir l'invitée de VIPol, sur franceinfo.

20h05 : Faisons un nouveau point sur l'actualité de ce début de soirée :

Le président russe, Vladimir Poutine, a officiellement signé l'annexion de quatre territoires ukrainiens. Emmanuel Macron a condamné cette "annexion illégale" et dénoncé "une grave violation du droit international comme de la souveraineté ukrainienne." Suivez notre direct.

#UKRAINE Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a annoncé que l'Ukraine allait formuler une demande d'"adhésion accélérée" à l'Otan. Le dirigeant a également martelé que "l'Ukraine ne négociera pas avec la Russie tant que Poutine est le président de la Fédération de Russie."


L'imam Hassan Iquioussen a été arrêté en Belgique après un mois de cavale, annonce à l'AFP le ministre belge de la Justice. Accusé de propos antisémites et misogynes par le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, il avait pris la fuite après la validation de son expulsion par le Conseil d'Etat, le 30 août.

L'inflation ralentit légèrement ce mois-ci, à 5,6% sur un an, selon les chiffres provisoires de l'Insee. Ce recul est lié à un "ralentissement" de la hausse des prix de l'énergie et des services.

19h45 : "Il y a des millions et des millions d'Ukrainiens qui habitent dans ces régions et qui n'ont pas participé à cette farce que les Russes appellent "référendums". Ils veulent toujours être Ukrainiens, parler leur langue, habiter sous le drapeau ukrainien. Ce qui veut dire vivre dans un pays libre, qui respecte les droits humains et qui respecte les libertés."

Vladimir Poutine a officialisé l'annexion des régions ukrainiennes de Louhansk, de Donetsk, de Kherson et de Zaporijjia, occupées par les troupes russes. En réaction, la députée ukrainienne Lesia Vasylenko, interrogée par franceinfo, estime que "nous devons continuer à nous battre pour [les habitants de ces territoires]."

19h25 : Les condamnations de l'annexion de quatre territoires ukrainiens occupés par la Russie s'accumulent, du côté des Occidentaux. "Les Etats-Unis condamnent aujourd'hui la tentative frauduleuse par la Russie d'annexer des parties de territoires en Ukraine", a affirmé le président américain, Joe Biden, dans un communiqué. Il parle même d'une "violation du droit international qui piétine la charte des Nations unies".

19h23 : Le secrétaire général de l'Otan dénonce à son tour l'annexion "illégale et illégitime" par la Russie de quatre régions d'Ukraine. "L'Ukraine a le droit de reprendre ces territoires désormais occupés par la force et nous la soutiendrons pour qu'elle continue de libérer ces territoires", a affirmé Jens Stoltenberg lors d'une conférence de presse. En réaction à l'annonce de l'annexion de ces quatre territoires, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a quant à lui fait savoir que son pays avait signé une "demande d'adhésion accélérée à l'Otan".

19h21 : Une distribution "à titre préventif", dans un contexte de menace de recours à l'arme nucléaire. Les autorités polonaises ont commencé à distribuer des comprimés d'iodure de potassium "aux services d'incendie des districts", a déclaré le vice-ministre de l'Intérieur, Blazej Pobozy. Il a précisé qu'il s'agissait d'une mesure de routine "en cas de menace potentielle de radiation, qui... pour l'instant n'existe pas".

18h32 : La France "s'oppose" à l'annexion par la Russie de ces territoires ukrainiens occupés "et se tient aux côtés de l’Ukraine pour faire face à l’agression de la Russie et recouvrer sa pleine souveraineté sur l’ensemble de son territoire", poursuit le communiqué de l'Elysée.

18h30 : Emmanuel Macron "condamne fermement l’annexion illégale par la Russie des régions ukrainiennes de Donetsk, Louhansk, Zaporijjia et Kherson", annonce l'Elysée dans un communiqué. "Il s’agit là d’une grave violation du droit international comme de la souveraineté ukrainienne."

18h24 : Le président russe a bien sûr évoqué la suite du conflit : "la victoire sera à nous !", a-t-il lancé depuis la Place Rouge, avant que ne retentisse l'hymne de la fédération de Russie.

18h24 : "Bienvenue à la maison !" Devant la foule rassemblée sur la place Rouge, le président russe, Vladimir Poutine, a célébré dans un discours l'annexion des territoires ukrainiens occupés de Donetsk, Louhansk, Zaporijjia et Kherson.

18h02 : 18 heures, faisons un nouveau point sur l'actualité de la journée :

Le président russe, Vladimir Poutine, a officiellement signé l'annexion de quatre territoires ukrainiens, après un discours largement consacré à une diatribe anti-Occident. Voici ce qu'il faut retenir de son intervention.

#UKRAINE Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a annoncé que l'Ukraine allait formuler une demande d'"adhésion accélérée" à l'Otan. Le dirigeant a également martelé que "l'Ukraine ne négociera pas avec la Russie tant que Poutine est le président de la Fédération de Russie."


L'imam Hassan Iquioussen a été arrêté en Belgique après un mois de cavale, annonce à l'AFP le ministre belge de la Justice. Accusé de propos antisémites et misogynes par le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, il avait pris la fuite après la validation de son expulsion par le Conseil d'Etat, le 30 août.

L'inflation ralentit légèrement ce mois-ci, à 5,6% sur un an, selon les chiffres provisoires de l'Insee. Ce recul est lié à un "ralentissement" de la hausse des prix de l'énergie et des services.

17h40 : Voici plusieurs images des célébrations place Rouge à Moscou, après l'officialisation de l'annexion de quatre régions ukrainiennes par la Russie.







(DMITRY SEREBRYAKOV / AP / SIPA)

17h13 : Nous en savons un peu plus sur les nouvelles sanctions prises par les Etats-Unis contre la Russie, après l'annexion de quatre régions ukrainiennes par Moscou. Ces nouvelles mesures visent principalement des responsables russes et l'industrie de la défense, ainsi que des parlementaires de la chambre basse du parlement russe, selon des communiqués de la Maison Blanche, du département d'Etat et du Trésor américain.

17h03 : Les Etats-Unis préviennent également qu'ils sanctionneront, en accord avec les autres Etats membres du G7, "tout pays, individu ou entité" qui offrirait un soutien politique ou économique aux tentatives de la Russie d'annexer "illégalement" des territoires en Ukraine.

16h54 : Artiom Kamardine, poète russe opposé à la guerre en Ukraine, a été interpellé chez lui lundi après avoir dénoncé l'offensive russe, lors d'une lecture à Moscou. Notre journaliste Fabien Magnenou a recueilli les témoignages de sa petite amie et de son colocataire, qui font état d'un déferlement de violences lors de son arrestation. Les forces de l'ordre sont notamment accusées d'avoir violé le poète.

L'artiste Artiom Kamardine a été arrêté violemment à son domicile, le 26 septembre 2022. Il est poursuivi pour "incitation à la haine avec usage de la violence ou menace de l'utiliser". (DR)


(DR)

16h48 : Les Etats-Unis réagissent à leur tour après l'officialisation de l'annexion de quatre régions ukrainiennes par la Russie. Washington annonce de nouvelles et "sévères" sanctions contre la Russie, et évoque des annexions "frauduleuses" de territoires en Ukraine.

16h41 : La signature de l'annexion de quatre régions ukraniennes, une diatribe anti-Occident... Voici ce qu'il faut retenir du discours de Vladimir Poutine, cet après-midi au Kremlin.

Vladimir Poutine a officialisé l'annexion de quatre régions ukrainiennes, le 30 septembre 2022, au Kremlin. (GAVRIIL GRIGOROV / SPUTNIK / AFP)


(GAVRIIL GRIGOROV / SPUTNIK / AFP)

16h30 : Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, martèle dans une vidéo diffusée en ligne que "l'Ukraine ne négociera pas avec la Russie tant que Poutine est le président de la Fédération de Russie." Dans son discours pour formaliser l'annexion de quatre régions ukrainiennes par la Russie, Vladimir Poutine avait exhorté l'Ukraine à "cesser immédiatement les hostilités".

16h26 : La Russie va faciliter l'accès à la nationalité russe pour les étrangers "signant un contrat pour servir dans les forces armées russes (...) pour au moins un an et prenant part (ou ayant pris part) aux opérations militaires pendant au moins six mois", selon un décret signé aujourd'hui par Vladimir Poutine.

16h12 : "Nous avons déjà fait notre chemin vers l'OTAN. De facto, nous avons déjà prouvé la compatibilité avec les standards de l'Alliance (atlantique). (...) Nous nous faisons confiance, nous nous aidons et nous nous protégeons. C'est l'Alliance."

16h11 : "Nous franchissons une étape décisive en signant la demande d'adhésion accélérée de l'Ukraine à l'OTAN", a déclaré le président ukrainien dans une vidéo diffusée sur Telegram. Le dirigeant s'est exprimé peu de temps après l'officialisation, à Moscou, de l'annexion de quatre régions ukrainiennes par la Russie.

16h15 : Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, annonce que l'Ukraine formule une demande d'"adhésion accélérée" à l'Otan.

17h17 : Le directeur général de la Poste ukrainienne, Igor Smelyansky, réagit à sa manière à l'annexion des territoires occupés par la Russie. Ce matin, il a diffusé une lettre dans laquelle le groupe postal déclare l'annexion du Kremlin de Moscou pour y ouvrir une succursale de "services postaux et psychologiques".



(IGOR SMELYANSKY / TWITTER)

15h48 : Le président ukrainien Volodymyr Zelensky n'a pas regardé le discours de Vladimir Poutine, déclare son porte-parole Serguiï Nikiforov au média ukrainien Suspilne (lien en ukrainien). Une réunion du Conseil de sécurité ukrainien est en cours, et la réaction de Volodymyr Zelensky sera diffusée dans un message vidéo.

15h12 : Voici le moment de la signature de l'annexion par la Russie de quatre régions ukrainiennes, cet après-midi à Moscou :

(FRANCEINFO)

15h09 : "La Crimée, Kherson, Zaporijjia, Donetsk et Louhansk sont l'Ukraine. Nous appelons tous les États et organisations internationales à rejeter sans équivoque cette annexion illégale", réagit le Conseil européen dans un communiqué (en anglais).

15h08 : Les forces armées ukrainiennes poursuivent l'encerclement de la ville-clé de Lyman, dans l'oblast de Donetsk. "C'est une nouvelle très désagréable, mais nous devons regarder la situation avec sobriété et tirer les conclusions de nos erreurs", a commenté Denis Pouchiline, leader du territoire sous contrôle russe. La 66e brigade mécanisée ukrainienne a annoncé, sur Facebook, la capture du village de Chtchourové, 5km au sud-ouest de Lyman.

15h06 : 27 leaders condemn the illegal annexation. We do not and will never recognise the sham 'referenda'.We will never recognise this illegal annexation.https://t.co/WEMfLFnfe9

15h07 : Les 27 Etats membres de l'UE "condamnent l'annexion illégale" de quatre régions ukrainiennes par la Fédération de Russie. "Nous ne reconnaissons pas et ne reconnaîtrons jamais les 'référendums' fictifs. Nous ne reconnaîtrons jamais cette annexion illégale", déclare le président du Conseil européen, Charles Michel, à l'heure de la signature de ces annexions à Moscou.