Guerre en Ukraine : le conflit avec la Russie montre que l'Europe n'est "pas assez forte", selon la Première ministre finlandaise

Sanna Marin a souligné, vendredi, que l'invasion et l'occupation de l'Ukraine voisine par la Russie avait révélé les faiblesses et les erreurs stratégiques de l'Europe.

La Première ministre finlandaise, Sanna Marin, à Sydney (Australie) lors d\'une conférence, le 2 décembre 2022.
La Première ministre finlandaise, Sanna Marin, à Sydney (Australie) lors d'une conférence, le 2 décembre 2022. (MAXPPP)
Ce qu'il faut savoir

Ce direct est désormais terminé.

La Première ministre finlandaise ne mâche pas ses mots. Sanna Marin a déclaré, vendredi 2 décembre, que l'Europe n'était "pas assez forte" pour tenir seule tête à Moscou. En visite en Australie, la dirigeante du pays candidat à l'adhésion à l'Otan a souligné que l'invasion et l'occupation de l'Ukraine par la Russie avaient révélé les faiblesses et les erreurs stratégiques de l'Europe. "Nous serions en difficulté sans les Etats-Unis", a-t-elle pointé auprès du Lowy Institute, un groupe de réflexion basé à Sydney. 

Entre 10 000 et 13 000 militaires ukrainiens tués depuis le début de la guerre. "Nous avons des estimations officielles de la part de l'état-major (...) Elles vont de 10 000 (...) à 13 000 morts", a affirmé Mykhaïlo Podolyak, l'un des conseillers du président ukrainien Volodymyr Zelensky, sur la chaîne ukrainienne Channel 24, jeudi. Selon lui, le chef de l'Etat rendra publiques les données officielles "lorsque le temps sera venu".

L'Ukraine va limiter les activités des organisations religieuses affiliées à Moscou. Le pays va également émettre en question le statut de l'Eglise orthodoxe dépendante du patriarcat de Moscou, a annoncé jeudi Volodymyr Zelensky. Ces mesures font suite à des perquisitions menées en novembre par les services de sécurité ukrainiens dans le principal monastère de Kiev et plusieurs autres lieux de culte.

La guerre en Ukraine au cœur des discussions entre la France et les Etats-Unis. Emmanuel Macron est arrivé mardi soir à Washington pour une visite d'Etat de trois jours. Il a été accueilli par le président américain Joe Biden. Les deux chefs d'Etat veulent afficher un message d'unité sur l'Ukraine en promettant de continuer à soutenir Kiev autant que nécessaire, tout en expliquant que des négociations avec Moscou ne pourront avoir lieu que lorsque Volodymyr Zelensky le jugera opportun.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #UKRAINE

17h36 : Les forces de sécurité multiplient les perquisitions dans les communautés orthodoxes. Volodymyr Zelensky veut limiter les activités de certaines organisations religieuses, en particulier l'Eglise orthodoxe ukrainienne, qui dépendait auparavant de la Russie, avant de s'en affranchir. En façade, du moins. Explications de Fabien Magnenou.

Un membre des forces de sécurité ukrainiennes discute avec un visiteur de la laure des Grottes de Kiev, le 22 novembre 2022. (SERGEI CHUZAVKOV / AFP)

(SERGEI CHUZAVKOV / AFP)

15h29 : Le retour du facteur d'#Ukrposhta était tant attendu. Ces Ukrainiens de #Snihurivka doivent réunir de nombreux papiers pour récupérer leur pension en hryvnias. Nulle part en #Ukraine les roubles ne sont plus acceptés, même dans les bureaux de change (2/5) ⤵️ https://t.co/jt41VRXM5y

15h29 : La journaliste de franceinfo Agathe Mahuet est actuellement en reportage près de Kherson. Elle se trouve à Snihurivka, qui a récemment été libérée par les forces ukrainiennes. Les scènes qu'elle raconte sont touchantes et poignantes. Voici quelques-uns de ses tweets.

13h24 : Lors d'un entretien téléphonique d'une heure entre les deux dirigeants, le chancelier allemand a également condamné, selon un communiqué du gouvernement allemand, "les attaques aériennes russes contre les infrastructures civiles en Ukraine et souligné la détermination de l'Allemagne à aider l'Ukraine à assurer sa capacité de défense contre l'agression russe".

13h37 : Olaf Scholz a demandé au président russe Vladimir Poutine le retrait de ses troupes d'Ukraine pour parvenir à une "solution diplomatique", lors de leur premier entretien depuis mi-septembre.



(ABDULHAMID HOSBAS / AFP)

13h09 : Des chirurgiens français sont dans le pays en guerre pour former des soignants ukrainiens à la médecine de guerre. Un centre de formation a été mis en place à Lviv. Reportage.

Une femme apprend les gestes de premiers secours et comment faire un garot, à Ohepalu en Estonie, le 2 avril 2022. (ALEXANDRE MARCHI / MAXPPP)

(ALEXANDRE MARCHI / MAXPPP)

12h38 : "Il a été souligné que les forces armées russes ont longtemps évité les frappes de missiles de haute précision sur certaines cibles en Ukraine, mais de telles mesures sont devenues nécessaires et inévitables face aux attaques provocatrices de Kiev", explique le Kremlin, résumant ainsi les propos de Vladimir Poutine à Olaf Scholz lors de leur premier entretien aujourd'hui depuis la mi-septembre.

12h25 : Le président russe Vladimir Poutine juge que les frappes massives de la Russie contre l'infrastructure énergétique ukrainienne étaient "nécessaires et inévitables", annonce le Kremlin dans un communiqué.

12h07 : Le Kremlin rejette les conditions évoquées hier par le président américain Joe Biden, qui s'était dit prêt à discuter avec Vladimir Poutine si ce dernier retirait ses troupes d'Ukraine pour mettre fin au conflit. "Biden a dit de facto que des négociations seraient possibles uniquement après que Poutine sera parti d'Ukraine", ce que Moscou rejette "bien évidemment", déclare le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. "L'opération militaire continue."

11h17 : Le projet de plafonnement des prix du pétrole russe conçu par les Occidentaux pour priver Moscou des moyens de financer sa guerre en Ukraine attend encore un feu vert de la Pologne qui juge l'instrument trop limité. Un accord a été quasiment ficelé hier soir par les ambassadeurs des pays membres de l'UE à Bruxelles, coordonnés sur ce dossier avec leurs alliés du G7, notamment les Américains et les Britanniques, ainsi que l'Australie.

10h34 : Le nouveau directeur ukrainien de la centrale nucléaire de Zaporijjia est accusé d'être un "traitre" par Kiev. Tout juste nommé par Moscou, Iouriï Tchernitchouk, un ingénieur ukrainien, est pointé du doigt par Kiev pour avoir accepté le poste.

09h26 : "Je dois être très honnête (....) avec vous, l'Europe n'est pas assez forte en ce moment, nous serions en difficulté sans les Etats-Unis."

La Première ministre finlandaise, dont le pays est candidat à l'adhésion à l'Otan, estime que l'invasion et l'occupation de l'Ukraine voisine par la Russie ont révélé les faiblesses et les erreurs stratégiques de l'Europe face à Moscou.

07h46 : "Pour le président Biden, c'est essentiel qu'on évite d'élargir le conflit (...) On ne veut pas de guerre avec la Russie. On ne veut surtout pas de troisième guerre mondiale. Par contre, pour qu'il y ait une paix, il faut que ce soit juste et il faut que ce soit durable."

07h44 : "Si on voyait de la part de Poutine un sérieux dans la diplomatie et le dialogue, le problème c'est que Poutine fait tout l'inverse", déclare sur France 2 le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken. "Nous avons eu des contacts avec la Russie, parce qu'il y a une crainte qu'ils utilisent une arme nucléaire."

06h44 : Un maximum de 13 000 militaires ukrainiens ont été tués depuis l'invasion de leur pays par la Russie en février, selon un conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky. Dans le camp adverse, les autorités russes ont affirmé en septembre que 5 937 soldats russes avaient alors été tués depuis le début du conflit. Les deux adversaires sont soupçonnés de minimiser l'ampleur de leurs pertes humaines.