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Manifestations contre l'austérité : l'Europe au ralenti

Les syndicats de 22 pays européens appellent à manifester mercredi contre les politiques d'austérité. Environ 130 défilés sont prévus en France. Des rassemblements importants ont lieu dans les pays frappés durement par la crise : Italie, Espagne, Portugal, Grèce. Conséquence immédiate de la mobilisation européenne : des retards dans les aéroports et des avions cloués au sol.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
 (Susana Vera Reuters)

La journée de
mobilisation syndicale a fait descendre dans la rue des milliers d'Européens.
Ils veulent dire leur opposition aux politiques d'austérité. Des représentants
des syndicats européens ont remis mercredi à Bruxelles le "prix Nobel de
l'austérité
" à la Commission européenne.

Cette
mobilisation a entraîné quelques retards dans les aéroports français et la
plupart des vols pour l'Espagne et le Portugal ont été annulés préventivement
.

130 défilés en France

Environ 130 défilés
étaient prévus en France, sans appel national à la grève. Les manifestants reprochent
au président de la République, François Hollande, de mener une politique
libérale.

L'une des plus fortes
mobilisations avait lieu à Marseille. Près de 2.000 personnes selon la police, 20.000
selon les organisateurs, sont descendues battre le pavé. Beaucoup sont préoccupées
par l'avenir du pays, avec l'exemple grec à ne pas suivre.

A Paris, le cortège a réuni 5.200 personnes selon la police. Il
s'agit de la première mobilisation unitaire CGT/CFDT depuis l'arrivée de la
gauche au pouvoir. Bernard Thibault et François Chérèque défileront côte à côte
dans la capitale.

Des heurts en Espagne

A la différence de la France,
la grève générale a été décrétée en Espagne et au Portugal. C'est la deuxième du gouvernement
Rajoy en un an. Des heurts ont éclaté dans le centre de Madrid lorsque la
police anti-émeutes a tenté de disperser un groupe de manifestants. Il y aurait eu environ 80 interpellations
et une trentaine de blessés. Des affrontements ont également eu lieu à Valence
et à Barcelone.

Les syndicats parlent de
80 à 90% de participation. C'est légèrement supérieur aux grèves du 29 mars
dernier
. L'Espagne prévoit 150 milliards d'euros d'économies d'ici à 2014 et des
mesures qui vont frapper durement les plus modestes.

Le Portugal au ralenti

Le voisin de l'Espagne,
lui aussi embourbé dans la crise et les politiques d'austérité, tournait au
ralenti : trains et métros à l'arrêt, nombreux avions cloués au sol. Le courrier
ne fonctionne pas, tout comme le ramassage des ordures. Services minimum dans les
hôpitaux, pas ou peu d'écoles ouvertes. Quelques milliers de manifestants défilaient en début d'après-midi dans le centre de Lisbonne. Un avion sur quatre seulement va atterrir
ou décoller.

Italie : un millier de
personnes dans les rues

En Italie, une grève de
quatre heures et des manifestations ont été organisées à l'appel de la
principale confédération syndicale, la CGIL. Près d'un millier de personnes ont
manifesté à Rome.

Enfin, en Grèce, les
syndicats du public et du privé ont demandé trois heures d'arrêt de travail en
solidarité au mouvement en Espagne et au Portugal. La police d'Athènes s'attend
à ce que 10.000 personnes
répondent à l'appel à manifester. 

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