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Les volaillers français privés de subventions par Bruxelles

La Commission européenne a décidé de supprimer les aides à l'exportation pour les poulets congelés. 

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France Télévisions
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Un employé de l'abattoir Laguillaumie, à Appoigny (Yonne), surveille la chaîne des volailles tuées, le 15 avril 2010. (JOBARD / SIPA)

Les volaillers français voient rouge. Bruxelles a décidé, jeudi 18 juillet, de supprimer les aides à l'exportation de poulets congelés, dont la France restait quasiment la seule bénéficiaire, avec en premier lieu les groupes bretons Doux et Tilly-Sabco. Selon une source européenne, ces fonds ont été versés pour 93% à la France sur la période juillet 2012-juin 2013.

Cette décision "est fondée sur la situation du marché", note le porte-parole de la Commission européenne pour l'agriculture. Il invoque notamment "des tarifs élevés pratiqués sur le marché interne", "la réduction prévue des coûts pour l'alimentation" des volailles, et des "flux positifs des exportations européennes vers les pays tiers".

"Un coup de poignard" pour les volaillers

Le ministère de l'Agriculture français a aussitôt déploré une "décision brutale", qui "fragilise la dynamique de restructuration engagée par les opérateurs depuis plusieurs mois". Les volaillers français, qui se trouvent en grande difficulté du fait de l'augmentation des coûts de production, n'attendaient pas une décision si rapide

"Incompréhensible et inacceptable", elle est "un coup de poignard dans le dos de l'aviculture", s'est insurgée la Confédération française de l'aviculture (CFA). Elle "en appelle à la responsabilité du gouvernement français et lui demande de tout mettre en œuvre pour faire revenir la commission sur sa décision".

Les groupes Doux et Tilly-Sabco, principaux exportateurs de volailles en Europe (plus de 2 000 salariés travaillant à l'export, selon une source proche de la filière) ont eux aussi appelé "l'Etat français à prendre ses responsabilités". "Il s'agit de prendre des mesures d'urgence permettant le maintien du système des restitutions, le temps que les différents acteurs du marché puissent adapter leurs structures", réclament les deux groupes, en avertissant que "des milliers d'emplois sont en jeu".

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