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Les Suisses rejettent le revenu de base gratuit pour tous

76,9 % des électeurs suisses ont voté "non" lors du référendum de ce dimanche sur la création d’un revenu de base universel. En revanche, les réformes sur le droit d’asile et sur les diagnostics préimplantatoire ont été adoptées.
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Radio France
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 (Les Suisses sont régulièrement appelés aux urnes pour des referendums © Reuters)

La proposition, unique au monde, avait suscité de vifs débats dans le pays. 76,9 % des électeurs se sont finalement prononcés contre la création d’un revenu universel de base. Dans tous les cantons, le "non" l’a emporté.

L’initiative, proposée par un groupe sans étiquette politique, prévoyait de verser chaque mois à tous les Suisses et aux étrangers installés depuis au moins cinq ans sur le territoire une somme de 2.500 francs suisses (soit 2.260 euros) par adulte et 650 francs suisses (586 euros) par enfant. Ceux travaillant mais gagnant moins auraient reçu une compensation pour atteindre cette somme.

Les écologistes soutenaient cette mesure, mais pas le gouvernement et les autres partis politiques.

Pour une accélération des demandes d’asile

Les électeurs devaient aussi se prononcer sur l’accélération des procédures de demande d’asile et l’autorisation du diagnostic préimplantatoire.

Pour la première mesure, les Suisses ont répondu "oui" à 66,8 %. Le projet de loi prévoit de régler en 140 jours maximum les procédures de demande d’asile, et de mettre en place une aide juridique gratuite pour les migrants. Tous les cantons se sont prononcés pour cette réforme.

Ils sont également 62,4 % à avoir dit "oui" au diagnostic préimplantatoire. Cette technique qui concerne les couples ne pouvant pas avoir d’enfants par voie naturelle ou risquant de transmettre une maladie héréditaire, permettra de sélectionner et de congeler des embryons s’ils ne sont pas implantés immédiatement.

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