Les pilotes de la compagnie allemande doivent lever lundi soir la grève entamée le jour même

Ils ont pris cette décision après la décision de leur syndicat, Cockpit, de reprendre les négociations "immédiatement et sans conditions" avec la direction.Le conflit porte sur les salaires. Il devait initialement durer quatre jours, ce qui aurait représenté le plus grand mouvement social de l'histoire de Lufthansa, mais se limitera à 24 heures.

Des appareils de Lufthansa à l\'aéroport de Francfort
Des appareils de Lufthansa à l'aéroport de Francfort (AFP PHOTO DDP / THOMAS LOHNES)

Ils ont pris cette décision après la décision de leur syndicat, Cockpit, de reprendre les négociations "immédiatement et sans conditions" avec la direction.

Le conflit porte sur les salaires. Il devait initialement durer quatre jours, ce qui aurait représenté le plus grand mouvement social de l'histoire de Lufthansa, mais se limitera à 24 heures.

Les 4000 pilotes de Lufthansa en Allemagne, représentés par le syndicat Cockpit, ont renoncé à faire grève jusqu'au 8 mars minuit, le temps de trouver un accord avec la direction, ont annoncé les deux parties réunies devant le conseil des prud'hommes de Francfort à la demande de la direction qui souhaitait empêcher la grève.

Lundi à 19h00 locales (18H15 GMT), Lufthansa avait assuré 960 vols sur les 1.100 initialement prévus, selon un porte-parole. En période normale, le groupe assure 1.800 vols par jour. La grève a donné lieu à des perturbations dans les aéroports allemands, notamment à Francfort, mais sans provoquer de chaos. Certains vols ont aussi été annulés à Paris et à Londres. Lufthansa avait mis en place un plan de vol d'urgence, qui prévoyait d'assurer lundi entre 50% et 60% des vols. Toutefois, certains de ces vols ont dû être annulés lundi matin, a indiqué la compagnie.

La compagnie avait annoncé vendredi soir qu'elle annulerait les deux tiers de ses vols de lundi à jeudi inclus, s'attendant alors à un manque à gagner de 100 millions d'euros.

Les négociations
La direction de la compagnie, une des toutes premières en Europe avec British Airways et Air France, et le syndicat Cockpit, qui représente plus de 4000 pilotes, avaient échoué ce week-end à s'entendre sur les modalités de reprise des négociations. Le syndicat revendique la même convention salariale pour tous les pilotes du groupe qui volent sous l'enseigne Lufthansa, y compris ceux de ses filiales à l'étranger. Ce que la compagnie aérienne rejette. Cockpit réclame aussi une garantie des emplois, un point qui devrait être plus facile à négocier. "Nous sommes prêts à donner une garantie jusqu'à fin 2012", a déclaré au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung de lundi le directeur du personnel de Lufthansa.