Les dernières heures de Berlusconi à la présidence du Conseil italien

La chambre des députés se réunit à 12h30 pour adopter, après le Sénat, le nouveau plan de rigueur. Selon le scénario promis, le Cavaliere devrait présenter sa démission dans la foulée.

(Filippo Monteforte AFP)

C'est une page longue et mouvementée que devrait tourner l'Italie ce samedi. A 75 ans, Silvio Berlusconi devrait enfin lâcher les rênes de son pays, et céder la place -peut-être- à l'ex-commissaire européen Mario Monti.

Le scénario est prévu comme tel :

Vote du plan de rigueur par les députés d'ici à 16h, après son adoption par le Sénat hier,Conseil des ministres vers 17hGMT, soit 18h à Paris,Silvio Berlusconi devrait ensuite se rendre au Quirinal, le siège de la présidence de la République, pour remettre sa démission au chef de l'Etat, Giorgio Napolitano, Ce dernier devrait alors nommer Mario Monti, mais le parti de Berlusconi pourrait mettre son grain de sel dans cette nomination. Ensuite, il sera question de former un nouveau gouvernement le plus large possible. Ce scénario doit se dérouler au pas de charge, puisque les Italiens espèrent le nouveau gouvernement formé d'ici à demain soir, avant l'ouverture des bourses lundi matin.

"C'est un pas dans la bonne direction " (van Rompuy)

Mais ce jeu de chaboule-tout a déjà commencé à produire ses effets. Dès le plan de rigueur adopté hier au Sénat, la Bourse de Milan a gagné 3,68% et les taux obligataires italiens que l'on regardait croître avec angoisse au-delà du seuil psychologique de 7% ont commencé à se replier à environ 6,5%. "C'est un pas dans la bonne direction ", a convenu le Président du Conseil européen Herman van Rompuy en visite à Rome.