Les chauffeurs routiers grecs ont décidé dimanche d'arrêter leur grève qui a entraîné une pénurie de carburant

Leur mouvement aura duré une semaine paralysant les transports et la tourisme en pleine saison estivale."Les camionneurs seront de nouveau à leur volant dès demain (lundi, ndlr)", a déclaré à la presse le chef de la confédération des transporteurs routiers grecs, George Tzortzatos, à l'issue d'une réunion syndicale qui a duré plus de trois heures.

Des chauffeurs routiers grecs manifestent devant leur Parlement le 30 juillet
Des chauffeurs routiers grecs manifestent devant leur Parlement le 30 juillet (AFP Louisa Gouliamaki)

Leur mouvement aura duré une semaine paralysant les transports et la tourisme en pleine saison estivale.

"Les camionneurs seront de nouveau à leur volant dès demain (lundi, ndlr)", a déclaré à la presse le chef de la confédération des transporteurs routiers grecs, George Tzortzatos, à l'issue d'une réunion syndicale qui a duré plus de trois heures.


De larges pans de l'économie grecque ont été affectés et des milliers de voyageurs bloqués depuis dimanche dernier après le refus de 30.000 chauffeurs d'être réquisitionnés par le gouvernement pour fournir du carburant, contraignant l'armée à approvisionner les stations-service.

Les annulations de réservations se sont multipliées, en pleine saison estivale. Les îles très touristiques ont été les plus touchées.

Le président de la chambre de commerce du port du Pirée, George Zissimatos, a déclaré à la chaîne Mega que la plupart des îles n'avaient pas été approvisionnées pendant plusieurs jours.

Les camionneurs, qui bloquaient toutes les livraisons de carburant depuis lundi, avaient décidé vendredi de poursuivre leur mouvement pour protester contre le projet du gouvernement de libéraliser leur secteur et de réduire les coûts du fret.

Cette mesure est prévue dans le plan de redressement des finances de la Grèce dicté par l'Union européenne et le Fond mondial international afin de faire face à une crise financière sans précédent.

Depuis février, les syndicats grecs ont organisé de nombreux mouvements de grève pour protester contre la cure d'austérité imposée par le gouvernement socialiste pour résorber le déficit public.