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Les Autrichiens votent dimanche pour élire leur président, le sortant Heinz Fischer étant le grand favori du scrutin

Le président social-démocrate, âgé de 71 ans, brigue un second mandat de six ans.Les sondages lui prédisent au moins 80% des voix, face à une candidate d'extrême droite, Barbara Rosenkranz, 51 ans (créditée de 13 à 16%), et Rudolf Gehring, 61 ans, le chef du parti chrétien CPÖ (qui n'obtiendrait pas plus de 5%).
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Le président Heinz Fischer le 16 octobre 2009 lors d'un discours à Vienne (AFP / Samuel Kubani)

Le président social-démocrate, âgé de 71 ans, brigue un second mandat de six ans.

Les sondages lui prédisent au moins 80% des voix, face à une candidate d'extrême droite, Barbara Rosenkranz, 51 ans (créditée de 13 à 16%), et Rudolf Gehring, 61 ans, le chef du parti chrétien CPÖ (qui n'obtiendrait pas plus de 5%).

Si la réélection de Heinz Fischer ne fait aucun doute, toute l'attention se focalise sur le score de Barbara Rosenkranz, l'extrême droite autrichienne ayant fortement progressé à tous les scrutins depuis les législatives de 2008.

En 2004, Heinz Fischer l'avait emporté sur la conservatrice Benita Ferrero-Waldner avec 52,39% des suffrages. Cette année, 6,35 millions d'Autrichiens sont appelés aux urnes avec pour la première fois les jeunes âgés de 16 ans seulement.

Le président autrichien a surtout un rôle honorifique et moral, mais il est le seul dirigeant de ce pays élu directement par les citoyens. Il nomme le chancelier, en fonction des résultats des législatives, actuellement le social-démocrate Werner Faymann qui dirige depuis fin 2008 un gouvernement de grande coalition avec les conservateurs de l'ÖVP.

La polémique lancée par Rosenkranz
La campagne électorale s'était déroulée sans débat ni fièvre, laissant présager une participation inférieure aux 71,6% de 2004, jusqu'au moment où des propos de Barbara Rosenkranz ont éveillé l'opinion publique somnolente. L'égérie de l'extrême droite s'est prononcée en faveur d'une réforme de la loi qui réprime les activités néonazies et opinions négationnistes, invoquant le respect de la liberté d'expression. Elle a ainsi estimé que la négation de l'Holocauste par un député de son parti relevait uniquement de cette "liberté d'expression". Par la suite, elle a été contrainte de revenir sur ses propos à la suite de critiques au sein même de son parti, le FPÖ.

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