Législatives en Turquie : l’AKP d’Erdogan remporte la majorité absolue

Quelque 54 millions d’électeurs turcs étaient appelés ce dimanche à désigner le prochain Parlement. C’est la deuxième élection législative en moins de six mois dans le pays. Selon les résultats quasi-définitifs, le parti islamo-conservateur du président Recep Tayyip Erdogan arrive largement en tête et reprend la majorité absolue qu'il avait perdue en juin dernier.

(Le président Recep Tayyip Erdogan, qui a voté ce matin à Istambul, joue ce dimanche son avenir politique dans les urnes © Maxppp)

Le président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan est en passe de reprendre la majorité absolue au Parlement,  évitant ainsi un gouvernement de coalition qu’il avait refusé en juin dernier.

 

Les bureaux de vote ont fermé à 17h (locales), avec une participation qui dépasse les 87%. Et selon les résultats portant sur 99% des bulletins dépouillés, l’AKP,  le Parti de la justice et du développement du président turc, recueille  49,3% des suffrages et 316 des 550 sièges de députés.

Le HDP, en perte de vitesse dans les urnes, se maintient de justesse au Parlement

Le CHP, le principal parti d'opposition, frôle quant à lui les 20% tandis qu'avec un peu plus de 10% des suffrages, le parti pro-kurde HDP dépasse de justesse le seuil lui permettant de siéger au Parlement. Il obtiendrait une cinquantaine de sièges contre 80 auparavant. 

Avant même la publication des résultats définitifs, le Premier ministre Davutoglu a salué dimanche soir un "jour de victoire". L’AKP n’a cependant pas tous les pouvoirs et n’a pas la majorité qualifiée qui lui aurait permis de changer la Constitution tout seul. Autrement dit, le projet de "super présidence" d’Erdogan n’est pas à l’ordre du jour.

Cette large victoire de l'AKP est une surprise. A Istambul, les précisions d'Yves Izard
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Les résultats officiels  seront publiés dans onze à douze jours, a annoncé le président de la Commission électorale Sadi Guven lors d'une conférence de presse. Ce délai permettra à la Commission d'examiner d'éventuelles protestations, a-t-il ajouté.