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Le Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie a une nouvelle fois ajourné le procès pour génocide

Le procès pour génocide de l'ex-chef politique des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic, accusé de génocide, a repris lundi à La Haye.L'accusé est présent à l'audience devant le Tribunal pénal international alors qu'il avait boycotté les premières audiences.
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L'ancien chef politique des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic lors de son procès, le 3 novembre 2009. (France 2)

Le procès pour génocide de l'ex-chef politique des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic, accusé de génocide, a repris lundi à La Haye.

L'accusé est présent à l'audience devant le Tribunal pénal international alors qu'il avait boycotté les premières audiences.

Il devait présenter les grandes lignes de sa défense et notamment expliquer que les Serbes de Bosnie ont "simplement riposté aux actions des autres" durant la guerre de Bosnie entre (1992-1995), selon son conseiller juridique.

Guerre qui a fait 100.000 morts et entraîné le déplacement de 2,2 millions de personnes.

Radovan Karadzic a été arrêté à Belgrade en 2008 après 13 années de cavale.

L'ex-responsable serbe bosniaque, 64 ans, avait boycotté l'ouverture de son procès le 26 octobre 2009, affirmant ne pas avoir eu suffisamment de temps pour préparer sa défense qu'il assure seul avec deux conseillers juridiques. Le TPI avait rejeté vendredi une nouvelle demande d'ajournement du procès, déposée par M. Karadzic. Celui-ci avait affirmé ne pas avoir eu le temps de prendre connaissance des 400.000 pages versées au dossier par l'accusation depuis octobre, selon lui. Son entourage avait déclaré "ne pas être sûr" qu'il assiste au début de la présentation des charges de l'accusation, si elle n'était pas reportée.

Les juges avaient désigné le 5 novembre 2009 un avocat britannique, Richard Harvey, pour assurer la défense de l'accusé si celui-ci continuait de boycotter son procès.

Radovan Karadzic est accusé notamment d'être responsable du siège de Sarajevo au cours duquel 10.000 personnes ont été tuées et du massacre de Srebrenica (est de la Bosnie) en juillet 1995. Près de 8.000 garçons et hommes musulmans avaient alors été massacrés.

Son allié, l'ex-président yougoslave Slobodan Milosevic s'était également défendu seul devant le TPI. Il est mort en 2006, sans avoir été condamné, quatre ans après l'ouverture de son procès qui s'était enlisé dans des batailles de procédure.

Arrestation d'un serbe recherché pour "crimes de guerre"
Un Serbe, Veselin Vlahovic, recherché pour des "crimes de guerre", dont plus de 100 assassinats, commis durant le conflit entre Serbie et Bosnie, a été arrêté dans l'est de l'Espagne, a annoncé mardi le ministère de l'Intérieur. Surnommé le "monstre de Grbavica", du nom d'un quartier de Sarajevo, Vlahovic est accusé "de plus d'une centaine d'assassinats de femmes et d'enfants, de viols et de tortures" commis pendant la guerre de Bosnie, entre 1992 et 1995, selon un communiqué officiel espagnol. Sous le coup de trois mandats d'arrêts internationaux, dont un pour génocide, Vlahovic a été arrêté lundi dans le cadre d'une opération contre une bande de cambrioleurs, originaires d'Europe de l'Est, selon Madrid.

Graphique animé présentant l'ex-chef politique des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic, le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) et les principaux points de l'acte d'accusation contre Karadzic.

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