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Le smog de Londres viendrait de la pollution française

Selon une équipe de chercheurs anglais, le "smog" londonien viendrait tout droit des nuages de pollution français. Une nouvelle raison de s'adonner au French bashing Outre-Manche.
Article rédigé par Franck Mathevon
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
  (Suzanne Plunkett Reuters)

Lundi, plusieurs journaux britanniques prenaient un malin plaisir à blâmer le voisin Français. Ce jour-là, Londres subissait un pic de pollution, et, d'après une équipe de chercheurs du King's College, spécialiste de l'environnement, ce "smog" viendrait tout droit de Paris, où les niveaux de pollution étaient élevés ce week-end.

Les scientifiques expliquent que les particules nocives seraient portées par les vents jusque dans le sud-est de l'Angleterre, et même s'ils indiquent que ce n'est pour l'instant qu'une supposition et qu'ils pointent aussi du doigt la pollution venue de Belgique et des Pays-Bas, les Anglais ne retiennent que la France.

Dans le London Evening Standard, un article commence par ces mots : "Aujourd'hui Paris a été sommé de nettoyer son air sale, pour que les Londoniens ne soient plus obligés de le respirer". Le ton est donc donné, la France est en faute. 

 "Il n'est pas normal que nous respirions leur air sale, à eux de le nettoyer" , s'est insurgé le député Bob Neill, chargé de ces questions au parti conservateur. Selon lui, Paris fait moins que Londres pour lutter contre la pollution, une affirmation qu'il reste pourtant à prouver. 

Le 20 février, la Commission européenne a engagé des procédures juridiques contre le Royaume-Uni pour "manquement à l'obligation de réduire les niveaux excessifs de dioxyde d'azote, un gaz qui proviendrait des gaz d'échappement. Londres est la capitale européenne qui enregistre les niveaux de dioxyde d'azote les plus élevés.

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