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La Suisse pourrait fermer ses portes aux exilés fiscaux

L'argent non-déclaré accueilli dans ses banques, c'est le principal sujet de tension entre la Suisse et ses voisins européens. Mais plus pour longtemps. Le gouvernement a présenté vendredi un programme d'action y mettant fin, afin de lutter contre le blanchiment d'argent et la fraude fiscale
Article rédigé par Marion Degeorges
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
  (Reuters)

Désireuse de redorer son image, la Suisse engage un
changement en profondeur, elle prévoit d'"intensifier sa lutte contre
les abus visant à blanchir l'argent ou à frauder le fisc",
a annoncé le gouvernement

  Le pays
est souvent montré du doigt par ses voisins : ils lui reprochent d'être trop
peu regardante sur les fonds déposés dans ses banques, et sur le fait qu'ils
ont été déclarés ou non dans leur pays d'origine.

Les banques chargées de mener l'enquête

Pour s'assurer que les fonds déposés dans une banque ont été soumis à l'impôt,
les banques suisses vont devoir mener l'enquête. Un dispositif qui a déjà été mis
en place pour lutter contre le blanchiment d'argent et qui a largement fait ses
preuves.

Cela fait plusieurs mois que la Suisse tente de régler le problème des fonds non-déclarés hébergés dans ses banques. Un accord cadre a déjà été mis en place, il permet de taxer lourdement ces fonds, mais il garantit toujours l'anonymat de leur propriétaire. La Grande-Bretagne et l'Autriche l'ont d'ores et déjà signé.

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