La sonde russe vers Mars ne se dirige pas vers Mars

Lancée dans la nuit, la sonde devait ramener des échantillons de l'un des satellites de la planète rouge. Mais l'un des moteurs ne s'est pas mis en route, déviant sa trajectoire.

Le lancement de la sonde Phobos-Grunt a eu lieu dans la nuit de mardi 8 à mercredi 9 novembre depuis le cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan.
Le lancement de la sonde Phobos-Grunt a eu lieu dans la nuit de mardi 8 à mercredi 9 novembre depuis le cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan. (AFP)

Mauvais départ pour la première mission interplanétaire initiée par la Russie depuis plus de vingt ans. La sonde lancée dans la nuit de mardi 8 à mercredi 9 novembre n'a pas pu se placer sur la bonne trajectoire vers Mars après son lancement.

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Lancée du cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan, la sonde Phobos-Grunt devait se poser à la surface de Phobos, l'un des satellites de la planète rouge, pour en ramener des échantillons de sol. Mais selon le chef de l'agence spatiale russe Roskosmos, l'un des moteurs de la sonde ne s'est pas mis en route une fois l'orbite terrestre atteinte.

Trois jours pour redresser la barre

"Nous avons trois jours, dans la mesure où les batteries fonctionnent toujours. Je ne dirais pas que c'est un échec. C'est une situation imprévue, mais elle peut être surmontée", explique le chef de Roskosmos.

De nombreuses missions russes vers Mars se sont soldées par un échec, et les chercheurs russes plaçaient de grands espoirs dans cette nouvelle tentative. Depuis la disparition de l'Union soviétique en 1991, l'aérospatiale russe a subi de fortes coupes budgétaires et une fuite des cerveaux.

Principal chercheur de la mission, Alexander Zakharov confie avoir "beaucoup de peine". Pour lui, cet incident est "la conséquence de notre pénurie de personnel après un si long intervalle. De nombreux jeunes ont travaillé sur ce projet. Nous souffrons d'un manque d'expérience et travaillons presque à partir de zéro".