La Russie demande la libération des observateurs de l'OSCE

Moscou a demandé, "en tant que membre de l'OSCE", la libération des treize membres de l'OSCE capturés vendredi soir en Ukraine par des séparatistes pro-russes. Venus pour tenter de "favoriser un retour au calme", ils ont été capturés et accusés d'être des espions à la solde de l'OTAN. 

(Gleb Garanich Reuters)

Moscou a demandé la libération des huit observateurs de l'OSCE (Organisation pour la Coopération et la Sécurité en Europe) et des officiers ukrainiens qui les accompagnaient, capturés par des séparatistes pro-russes vendredi à Slaviansk. "En tant que membre de l'OSCE, toutes les mesures nécessaires seront prises ", a affirmé le représentant de la Russie auprès de l'OSCE, qui se dit "très préoccupé ". 

"Espions de l'OTAN "

Les observateurs, originaires d'Allemagne, de Suède, du Danemark et de République Tchèque, étaient en Ukraine depuis mardi accompagnés de leurs guides. Ils sont accusés d'être des "espions à la solde de l'OTAN " par leurs ravisseurs, qui les qualifient même de "prisonniers de guerre ".

Samedi, les ravisseurs ont même invité des journalistes russes à l'endroit où sont détenus les observateurs, leur montrant des insignes et des cartes militaires pour preuve de leur statut d'espion. "N ous vérifions en urgence leur activités, qui ils sont et ce qu'ils font ", a justifié un séparatiste.

"Boucliers humains "

Selon les services ukrainiens de sécurité, leur arrestation aurait été planifiée et coordonnée par un ressortissant russe appartenant aux services secrets. Moscou dément et accuse en retour les autorités de Kiev de ne pas avoir réussi à assurer la sécurité de la mission.

Toujours selon les services ukrainiens, les membres de la délégation seraient détenus dans des conditions "inhumaines " et risqueraient d'être utilisés comme "des boucliers humains ". L'un d'entre eux serait blessé et aurait besoin d'une aide médicale "immédiate ". 

Samedi, une équipe de négociateurs de l'OSCE était en route vers Slaviansk afin de d'obtenir leur libération.