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La police et des employés municipaux ont évacué samedi les manifestants anti-austérité du mouvement des Indignés

Ils campaient et occupaient depuis plus de deux mois la place centrale de Syntagma, épicentre du pouvoir et des contestations en Grèce.
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Affluence de milliers d'indignés sur la place Syndagma d'Athènes, mercredi 25 mai 2011. (AFP - Aris Messinis)

Ils campaient et occupaient depuis plus de deux mois la place centrale de Syntagma, épicentre du pouvoir et des contestations en Grèce.

Le campement de tentes et d'installations éphémères installé depuis le 25 mai sur la place en face du Parlement a été démantelé ainsi que "différents objets qui polluaient l'environnement", a indiqué dans un communiqué la police, selon laquelle 25 camions ont été nécessaires pour mener à bien l'opération de nettoyage.

La police a procédé à l'arrestation de 8 personnes: quatre Grecs, deux Français, un Allemand et un Roumain, accusés d'avoir "violé les lois sur la protection de l'environnement", a ajouté la police. Ils seront transférés devant un procureur.

Plusieurs d'entre eux ont indiqué qu'ils avaient l'intention de rester dans les alentours.

Depuis le 25 mai, le mouvement des "Indignés" calqué sur un mouvement éponyme en Espagne a réussi à faire descendre des dizaines de milliers de Grecs dans la rue sans violence au début du mouvement pour protester contre des mesures d'austérité et la politique de réformes menée par le gouvernement grec, sous la pression des créanciers du pays.

Ce mouvement, fortement relayé par les réseaux sociaux, qui se voulait apolitique et loin de toute étiquette syndicale, a rencontré un vif succès initial car les manifestations dégénèrent souvent dans la violence en Grèce.

Au milieu d'une forêt de banderoles pronant la "révolution maintenant, partout", ils s'étaient installés à résidence sur la place, menant de nombreux débats publics sur la façon de sortir de la crise de la dette qui écrase le pays, ou de renouveler la démocratie. Leur nombre a beaucoup diminué depuis l'arrivée des grosses chaleurs à la mi-juillet.

La place, bordée de grands hôtels et de bâtiments publics, a été le théâtre les 29 et 30 juin d'actes de violence importants et inondée de gaz lacrymogènes par la police, lors des manifestations qui tentaient d'empêcher le vote de quatre nouvelles années d'austérité en Grèce, à la demande des créanciers du pays.

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