Pénurie de carburant au Royaume-Uni : le gouvernement britannique envisage de délivrer des visas temporaires à des chauffeurs routiers européens

Selon la presse britannique, jusqu'à 5 000 visas temporaires pourraient être délivrés alors qu'il manque environ 100 000 chauffeurs de poids lourds étrangers en raison de la pandémie de Covid-19 mais aussi à cause du durcissement de la législation engendré par le Brexit.

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Un client fait le plein dans une station-service de Scunthorpe, dans le Lincolnshire, dans le nord-est de l'Angleterre, samedi 25 septembre 2021.  (LINDSEY PARNABY / AFP)

Faute de chauffeurs routiers pour assurer l'approvisionnement des stations-service, une pénurie de carburant empoisonne depuis plusieurs jours le quotidien des Britanniques. Selon plusieurs médias outre-Manche, le gouvernement de Boris Johnson s'apprête, samedi 25 septembre, à assouplir temporairement les règles en matière de visas afin d'attirer davantage de chauffeurs routiers étrangers. 

Le gouvernement envisage de délivrer à court terme jusqu'à 5 000 visas temporaires, face à un manque estimé de 100 000 chauffeurs de poids lourds étrangers causé conjointement par la pandémie de Covid-19 et le Brexit, révèlent notamment la chaîne Sky News (lien en anglais). 

Une décision qui représenterait une complète volte-face pour le Premier ministre, dont le gouvernement a renforcé les règles d'immigration post-Brexit et insisté à plusieurs reprises sur la nécessité de mettre fin à la dépendance du Royaume-Uni vis-à-vis de la main-d'œuvre étrangère.

Des pénuries dans l'agroalimentaire et l'énergie  

Des files de voitures devant les stations-service, certains rayons de supermarchés vidés de leurs produits : des pénuries, entraînées par le manque de chauffeurs, touchent le secteur agroalimentaire ainsi que celui de l'énergie. Face à l'allongement des files d'attente pour faire le plein d'essence, Downing Street a affirmé vendredi que le gouvernement "envisageait des mesures temporaires pour éviter tout problème immédiat".

Toute mesure serait "très strictement limitée dans le temps", avait alors souligné un porte-parole du Premier ministre, tout en réaffirmant que le pays disposait "d'amples stocks de carburant" et qu'"il n'y avait pas de pénurie".

Les Britanniques se sont également rués sur les réseaux sociaux, partageant leur expérience de la pénurie, tandis que d'autres s'en prennent à leur concitoyens accusés de succomber à la panique, aggravant ainsi la situation. 

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