Jean-Claude Juncker déplore "le temps gâché, l'énergie gâchée" à cause du Brexit

"Nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour s'assurer que ce départ est ordonné", a affirmé le président de la Commission européenne, devant les eurodéputés réunis à Strasbourg.

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, délivre son discours de fin de mandat au Parlement européen à Strasbourg (Bas-Rhin), le 22 octobre 2019.
Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, délivre son discours de fin de mandat au Parlement européen à Strasbourg (Bas-Rhin), le 22 octobre 2019. (PHILIPP VON DITFURTH / DPA / AFP)

Jean-Claude Juncker a assuré, mardi 22 octobre, que la Commission européenne avait travaillé "sans relâche pour négocier et renégocier un accord" sur le Brexit, avant de déplorer "du temps gâché, de l'énergie gâchée""Cela m'a fait de la peine de passer tant de temps au cours de ce mandat à m'occuper du Brexit, quand je ne pensais à rien d'autre que la façon dont l'Union pourrait mieux faire pour ses citoyens", a regretté le président de la Commission européenne sortant, alors que l'UE reste suspendue à une ratification côté britannique

"Je regretterai toujours la décision du Royaume-Uni de quitter l'Union européenne, mais au moins nous pouvons nous regarder en face et dire que nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour s'assurer que ce départ soit ordonné", a-t-il affirmé, lors de son discours de fin de mandat devant le Parlement européen, à Strasbourg.

Tusk appelle à "être prêt à tous les scénarios"

Le chef de l'exécutif européen a soutenu l'hémicycle dans sa volonté, réaffirmée par les chefs de groupes politiques lundi soir, de ne ratifier l'accord du retrait qu'une fois assuré du soutien du Parlement britannique. "D'abord Londres, ensuite Bruxelles et Strasbourg !", a-t-il lancé, ce qui lui a valu les applaudissements des eurodéputés.

De son côté, le président du Conseil européen Donald Tusk, également présent pour faire un bilan du dernier sommet européen, a fait état d'une "situation complexe à la suite des événements de ce week-end au Royaume-Uni, et la demande britannique pour une prolongation de la procédure de l'article 50", qui déclenche la procédure de retrait. "Je consulte les dirigeants [des 27] sur la façon de réagir, et déciderai dans les prochains jours", a-t-il expliqué. Cette réaction va dépendre "de ce que le Parlement britannique décidera, ou ne décidera pas", a-t-il poursuivi, appelant à "être prêt à tous les scénarios".