Irlande : des élections anticipées auront lieu le 8 février, après la date prévue du Brexit

L'Irlande entend préparer la relation "post-Brexit" entre le Royaume-Uni et l'Union européenne, afin de sauvegarder, notamment, son économie.

Le Premier ministre irlandais Leo Varadkar à Bruxelles, le 17 octobre 2019.
Le Premier ministre irlandais Leo Varadkar à Bruxelles, le 17 octobre 2019. (TOBY MELVILLE / REUTERS)

"Le meilleur moment", selon lui. Le Premier ministre irlandais Leo Varadkar a convoqué mardi 14 janvier des législatives anticipées pour le 8 février, quand s'ouvriront les délicates négociations sur la relation post-Brexit entre le Royaume-Uni et l'Union européenne.

La république d'Irlande est gouvernée depuis 2016 par une coalition centriste de plus en plus fragile après avoir affiché un front uni face au Brexit, très lourd de risques pour l'économie irlandaise. Maintenant que plus rien ne s'oppose à un divorce le 31 janvier et que la menace d'une sortie brutale dévastatrice est écartée, le chef du gouvernement a estimé qu'il existait une "fenêtre d'action" pour appeler les Irlandais aux urnes.

Une économie très liée à celle du Royaume-Uni

"J'ai toujours dit que les élections devraient se dérouler au meilleur moment pour le pays. Ce moment est arrivé", a expliqué Leo Varadkar, dont le parti Fine Gael est actuellement allié au Fianna Fail rival. "Cependant, le Brexit n'est pas fait. En fait, ce n'est que la mi-temps."

La prochaine étape est de "négocier un accord de libre-échange entre l'UE, y compris l'Irlande, et le Royaume-Uni qui protège nos emplois, nos entreprises, nos communautés rurales et notre économie". L'Irlande aurait eu le plus à perdre d'une sortie sans accord du Royaume-Uni, qui aurait brutalement perturbé les échanges entre ces deux pays très liés, voire fragilisé la paix maintenue depuis deux décennies dans la province britannique d'Irlande du Nord.

Si ce risque est écarté, une nouvelle période d'incertitudes s'ouvrira le 31 janvier. Cette date marquera en effet le début d'une période de transition courant jusqu'à la fin 2020, censée permettre à Londres et Bruxelles de se mettre d'accord sur leur relation future.