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"Créer de nouvelles barrières à la collaboration entravera le progrès" : 35 scientifiques de renom alertent sur les risques du Brexit pour la recherche

Trente-cinq lauréats d'un Prix Nobel ou d'une médaille Fields ont adressé lundi une lettre ouverte au président de la Commission européenne, Jean Claude Juncker, et à la Première ministre britannique, Theresa May.

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La Première ministre britannique, Theresa May, et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, le 8 décembre 2017 à Bruxelles (Belgique). (EMMANUEL DUNAND / AFP)

Trente-cinq lauréats d'un Prix Nobel ou d'une médaille Fields alertent lundi 22 octobre les autorités britanniques et européennes des risques que fait peser le Brexit sur la recherche scientifique, réclamant un accord qui permette de maintenir "la coopération la plus étroite possible""Les défis auxquels nous faisons face doivent être abordés d'une manière qui soit profitable à tous, et ils seront mieux affrontés ensemble", écrivent les signataires de cette lettre ouverte adressée au président de la Commission européenne, Jean Claude Juncker, et à la Première ministre britannique, Theresa May.

"Seul un accord permettant la coopération la plus étroite possible entre le Royaume-Uni et l'UE, aujourd'hui et à l'avenir, le permettra", affirment les scientifiques, parmi lesquels se trouvent notamment les Français Albert Fert ou Claude Cohen-Tannoudji, respectivement prix Nobel de physique en 2007 et 1997, ou le mathématicien allemand Peter Scholze, lauréat de la médaille Fields en 2018.

"Des échanges de personnes et d'idées à travers les frontières"

Le progrès scientifique "requiert des échanges de personnes et d'idées à travers les frontières, pour permettre l'échange rapide d'expertise et de technologie, soulignent-ils. Créer de nouvelles barrières à la collaboration entravera le progrès, au détriment de nous tous".

Cette lettre est publiée en même temps qu'une enquête menée auprès des chercheurs de l'Institut Francis Crick de Londres, qui révèle leurs inquiétudes quant au Brexit. Au sein de l'institut, qui se présente comme "le plus grand laboratoire de recherche biomédicale sous un seul toit en Europe", 97% des 1 053 scientifiques ayant répondu à l'enquête estiment que la sortie du Royaume-Uni de l'UE aura des conséquences négatives sur la recherche scientifique dans le pays. Et près de 82% d'entre eux jugent que les conséquences seront "négatives" ou "très négatives" sur la recherche dans l'UE.

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