Brexit : un secrétaire d'Etat chargé de préparer le "no deal" démissionne du gouvernement

Chris Heaton-Harris, opposé à tout report de la date du Brexit, estime que son poste est devenu inutile, Theresa May ayant demandé que la sortie de l'Union européenne soit à nouveau retardée.

Chris Heaton-Harris (à gauche), au côté du ministre du Brexit Stephen Barclay, le 21 novembre 2018, à Londres.
Chris Heaton-Harris (à gauche), au côté du ministre du Brexit Stephen Barclay, le 21 novembre 2018, à Londres. (DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP)

Un nouveau membre du gouvernement de Theresa May quitte la navire. Chris Heaton-Harris, secrétaire d'Etat au sein du ministère du Brexit, a annoncé sa démission, mercredi 3 avril. Notamment chargé de préparer l'éventualité d'une sortie de l'Union européenne sans accord, le fameux "no deal", il a exprimé qu'il était opposé à la demande de la Première ministre britannique d'un nouveau report de la date limite.

"J'ai constamment voté au Parlement pour que nous quittions l'Union européenne le 29 mars. Je crois profondément que nous aurions dû honorer le résultat du référendum de 2016 et partir à cette date", écrit Chris Heaton-Harris dans sa lettre de démission, publiée sur Twitter, ajoutant qu'il ne peut "tout simplement pas soutenir une nouvelle extension" du délai avant le Brexit.

"Je comprends complètement que vous ne vouliez pas quitter l'Union européenne sans un accord négocié", a-t-il assuré, "et cela rend évidemment mon travail au Gouvernement inutile".

La deuxième démission de la journée

Un peu plus tôt, mercredi, le secrétaire d'Etat au pays de Galles, Nigel Adams, avait lui aussi démissionné, qualifiant de "grave erreur" la démarche de la dirigeante. "Il est clair maintenant qu'on va finir avec une union douanière. Ce n'est pas le Brexit promis à mes administrés", a-t-il ajouté dans sa lettre de démission.

Ces démissions interviennent le jour d'une rencontre entre Theresa May et le chef de l'opposition travailliste Jeremy Corbyn, pour tenter de trouver une solution au blocage qui empêche l'adoption d'un accord, quel qu'il soit, au Parlement.