Brexit : un saut dans l'inconnu

Les 400 000 Français qui vivent ou travaillent au Royaume-Uni s'inquiètent du Brexit. Sept mois après le vote, plusieurs entrepreneurs craignent de perdre tout ce qu'ils ont construit.

France 2

Ces bus rouges sillonnent la capitale britannique, mais pas pour y transporter de simples passagers. À bord, on y déguste un Afternoon tea, le goûter traditionnel anglais, préparé par des pâtissiers français. Philippe Bloch a monté cette affaire touristique il y a six ans, un vrai succès commercial. Mais depuis, il y a eu le Brexit, et tout d'un coup, l'horizon s'est assombri. "Nous on emploie beaucoup de Français et beaucoup d'autres étrangers, qui sont faciles à employer, on a par exemple des contrats d'étudiants", explique Philippe Bloch, fondateur de BB Bakery. "Comment ça va se réguler après ?" s'inquiète-t-il. 

Vers la fin des facilités d'embauche?

Il n'y a pas qu'à Londres que les employeurs français ont le Brexit blues. Cap au nord, à Édimbourg, en Écosse. Le patron du café de la Poste avait misé sur la facilité d'embauche et d'installation au Royaume-Uni, permise jusqu'ici par son passeport européen. "J'ai uniquement des Français et un espagnol actuellement. Pour eux, ça a été très facile de s'installer ici. Un acte de naissance, une carte d'identité, vous ouvrez un compte. À partir du moment où vous avez ouvert un compte, vous pouvez aller travailler", explique Vincent Fontaine.

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Des drapeaux européen et britannique à Lille (Nord), le 20 mai 2016.
Des drapeaux européen et britannique à Lille (Nord), le 20 mai 2016. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)