Brexit : près de la moitié des Européens vivant au Royaume-Uni inquiets pour leurs droits

Selon une étude publiée jeudi, un répondant sur 10 envisage de quitter le Royaume-Uni après le 30 juin 2021, à la fin de la période de grâce pour s'enregistrer. 

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France Télévisions
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Des drapeaux européen et britannique disposés devant le Palais de Westminster, à Londres (Royaume-Uni), le 22 janvier 2019.  (ALBERTO PEZZALI / NURPHOTO)

Ils craignent de ne pas être traités comme les Britanniques à l'avenir. Près de la moitié des ressortissants de l'Union européenne vivant au Royaume-Uni s'inquiètent de voir leurs droits se dégrader outre-Manche du fait du Brexit, indique une étude, jeudi 13 mai. 

Les citoyens de l'UE conservent les mêmes droits de vivre, de travailler et d'accéder à la sécurité sociale au Royaume-Uni s'ils vivaient dans ce pays avant le 31 décembre 2020, et s'ils s'enregistrent via un programme, le "EU settlement scheme", avant le 30 juin.

Si une majorité de sondés considère être traitée de manière identique aux citoyens britanniques, 44% d'entre eux craignent de ne pas être traité sur un pied d'égalité à l'avenir, souligne cette étude menée par l'Independent Monitoring Authority (IMA), une organisation chargée de protéger leurs droits.

Un Européen sur dix envisage de partir

L'enquête, menée en ligne auprès de quelque 3 000 personnes issues de 27 pays, montre aussi que la moitié des répondants n'ont pas "entendu parler de leurs droits de citoyens", comme celui de la reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles. 

Un répondant sur 10 (11%) envisage de quitter le Royaume-Uni après le 30 juin 2021, à la fin de la période de grâce pour s'enregistrer. Parmi les raisons évoquées, un "manque de confiance" dans le gouvernement, un sentiment que le Royaume-Uni est un "endroit moins accueillant", et ces inquiétudes sur le maintien de leurs droits. 

Cette étude est dévoilée au moment où The Guardian (lien en anglais) fait état de l'expulsion, à leur arrivée au Royaume-Uni, de ressortissants européens venus notamment y passer un entretien d'embauche. Selon le quotidien britannique, au moins une dizaine d'Européens ont été détenus dans des centres de rétention à leur arrivée à l'aéroport de Gatwick puis expulsés la semaine dernière. Le journal évoque d'autres cas ailleurs dans le pays. Un visa est requis pour venir travailler dans le pays, mais pas pour participer à des réunions, des conférences ou des entretiens, ni pour négocier ou signer des contrats. 

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