Brexit : le gouvernement de Boris Johnson refusera tout vote sur un accord modifié

Le président de la Chambre des communes, John Bercow, doit annoncer lundi en début d'après-midi si l'accord sera soumis au vote des députés.

Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, lors d\'une conférence de presse à Bruxelles (Belgique), le 17 octobre 2019.
Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, lors d'une conférence de presse à Bruxelles (Belgique), le 17 octobre 2019. (NICOLAS ECONOMOU / NURPHOTO / AFP)

Boris Johnson veut voir le Parlement britannique adopter dans son intégralité l'accord sur le Brexit qu'il a conclu avec les Européens, a déclaré lundi 21 octobre son porte-parole. Il a ajouté que le gouvernement ne soumettrait pas le texte au vote des élus si ces derniers tentaient de l'amender. Réunis samedi en session extraordinaire, les députés britanniques ne se sont pas prononcés sur le texte validé jeudi 17 octobre par le Conseil européen. Ils ont voté au préalable l'amendement Letwin qui reporte tout vote sur l'accord tant que la législation nécessaire à son application n'aura pas été votée au Parlement.

Le président de la Chambre des communes, John Bercow, doit annoncer en début d'après-midi si l'accord sera soumis ce lundi au vote des députés. "Le vote sur l'accord aura lieu si le 'speaker' l'autorise et si aucun amendement qui rendrait ce vote vide de sens n'est retenu. Cela n'a aucun intérêt d'organiser un vote vide de sens, le gouvernement retirerait dans ce cas sa motion", a déclaré le porte-parole du Premier ministre à la presse. Il a confirmé que le gouvernement comptait présenter dès mardi les actes législatifs nécessaires pour quitter l'UE dans le cadre du nouvel accord, le 31 octobre.

Les élus pourraient également profiter de cette phase pour tenter d'amender l'accord de retrait, en introduisant par exemple l'obligation d'organiser un second référendum pour valider le texte. "Si la législation à la Chambre des communes s'éloigne trop de ce qui a été convenu dans l'Accord de retrait et la déclaration politique, cela remettra en question la ratification", a toutefois prévenu le porte-parole de Boris Johnson.