Brexit : l'University College London crée une adresse fantôme à Dublin

Cette adresse fantôme lui permettra de continuer à faire partie des programmes européens, en cas de Brexit.

Des manifestants anti-Brexit se sont rassemblés devant le Parlement, à Londres, le 11 mars 2019.
Des manifestants anti-Brexit se sont rassemblés devant le Parlement, à Londres, le 11 mars 2019. (ALBERTO PEZZALI / NURPHOTO)

C’est une adresse discrète, dans le centre de Dublin, qui abrite la toute nouvelle filiale de l'Université de Londres et de l'University College Hospital (UCLH). Pour faire face aux effets du Brexit, et pour être sûre de continuer à faire partie des programmes européens, l'University College London (UCL) vient de créer une adresse fantôme en République d’Irlande, selon les informations du correspondant de franceinfo à Londres.

"On ne pensait pas en arriver là"

Une "boîte postale" a été créée en urgence, il y a trois semaines, explique Helen Cadiou qui supervise les protocoles de sécurité liés à la recherche médicale à l'UCL. "On ne pensait pas en arriver là", confie-t-elle à franceinfo.

On a essayé de trouver des solutions pendant deux ans (...). L’Université a engagé un avocat qui leur a donné le conseil de faire ça.Helen Cadiou

Cela permet à l'université la plus célèbre de Londres d'exister dans un pays de la communauté européenne en cas de Brexit. Car l’enjeu est colossal : les programmes européens, comme Horizon 2020, ont apporté aux chercheurs britanniques 2 milliards d’euros ces cinq dernières années. Leur interruption menacerait directement plusieurs établissements au Royaume-Uni.

"En Allemagne, la Haute autorité a communiqué avec nos partenaires (...) et leur a dit qu’il fallait une adresse en Europe, ou alors ils allaient arrêter le projet", confie Helen Cadiou. Les scientifiques ne cachent pas leur principal souhait : un arrêt pur et simple du Brexit.

L'université anglaise face au Brexit - Reportage d'Antoine Giniaux
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