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La Commission européenne lance une enquête sur l'embauche de Barroso par Goldman Sachs

L'ancien président de la Commission européenne a été recruté, en juillet, par la banque d'affaires américaine, considérée comme en partie responsable de la crise financière de 2008.

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Jean-Claude Juncker (à gauche) salue José Manuel Barroso (à droite), le 30 octobre 2014, lors d'une cérémonie au siège de la Commission européenne, à Bruxelles (Belgique). (FRANCOIS LENOIR / REUTERS)

C'est une procédure sans précédent. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a ouvert une enquête sur le recrutement de son prédécesseur, José Manuel Barroso, par la banque d'affaires américaine Goldman Sachs. Il souhaite vérifier la conformité de cette embauche à la législation européenne.

Dans une lettre rendue publique dimanche 11 septembre, Jean-Claude Juncker déclare qu'il demande officiellement à l'ancien Premier ministre portugais de "clarifier" son rôle chez Goldman Sachs. La banque a annoncé, début juillet, avoir recruté l'ancien président de la Commission européenne au poste de conseiller et de président non exécutif de sa branche internationale basée à Londres. Le Portugais est chargé de conseiller la banque sur le Brexit.

"Moralement inacceptable", selon Hollande

L'affaire va être étudiée par le comité d'éthique chargé de conseiller la Commission européenne. Cette instance peut se prononcer notamment sur la compatibilité avec les traités des activités que les anciens commissaires souhaitent mener à l'issue de leur mandat.

Bruxelles avait, jusqu'ici, assuré que cette affaire ne semblait pas enfreindre son code de conduite, dans la mesure où José Manuel Barroso était parti depuis plus de 18 mois. La révélation de son arrivée chez Goldman Sachs, tenue par beaucoup d'Européens comme en partie responsable de la crise financière de 2008 qui a failli avoir raison de la zone euro, a suscité un tollé. Le président français, François Hollande, avait jugé que le recrutement annoncé de José Manuel Barroso était "moralement inacceptable".

Selon les traités européens, les anciens commissaires qui n'agissent pas avec intégrité dans leurs prises de fonctions après avoir quitté la Commission peuvent être privés de leurs droits à la retraite.

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