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La chancelière allemande Angela Merkel a réaffirmé mercredi son opposition à un soutien de la Grèce

La chancelière conservatrice Angela Merkel a répété avec force, devant les députés allemands, que la zone euro devrait pouvoir exclure un de ses membres, "quand il ne remplit pas les conditions" d'appartenance à la monnaie unique.Jeudi, Athènes a demandé que l'UE trouve un accord la semaine prochaine sur un mécanisme d'aide financière à la Grèce.
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La chancelière, Angela Merkel (juin 2009). (France 2)

La chancelière conservatrice Angela Merkel a répété avec force, devant les députés allemands, que la zone euro devrait pouvoir exclure un de ses membres, "quand il ne remplit pas les conditions" d'appartenance à la monnaie unique.

Jeudi, Athènes a demandé que l'UE trouve un accord la semaine prochaine sur un mécanisme d'aide financière à la Grèce.

Elle a repris à son compte les propositions de son ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, sur la création d'un Fonds monétaire européen (FME) qui, sur le modèle du Fonds monétaire international (FMI), viendrait en aide aux pays en difficulté.

Mais l'idée est loin de faire l'unanimité en Europe parce que ce dispositif prévoit des sanctions notamment, en dernier recours, l'exclusion de la zone euro et insiste de moins en moins sur l'aide à apporter. Dans le cas de la Grèce qui se débat avec ses problèmes budgétaires, il ne saurait être question d'aide, a affirmé Mme Merkel mercredi. Ce ne serait "pas la bonne réponse", selon la chancelière qui veut "s'attaquer à la racine" du problème, c'est-à-dire laisser Athènes se débrouiller et tenter de regagner la confiance des marchés financiers à coups de mesures d'économie et de réformes.

La BCE farouchement contre l'exclusion
L'éventuelle sortie de la zone euro des pays qui ne remplissent pas leurs obligations est une "hypothèse absurde", a réitéré le président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet.

Interrogé par l'hebdomadaire Le Point sur l'éventualité d'une exclusion, Jean-Claude Trichet répond dans un entretien accordé avant la prise de position de l'Allemagne: "J'ai toujours dit que je ne commente pas les hypothèses absurdes". "Entrer dans la zone euro est une décision capitale. Ce n'est pas une adhésion à la carte. Il s'agit de partager un destin commun avec d'autres pays", ajoute-t-il.

Athènes regarde vers le FMI
Mercredi soir, le Premier ministre grec Georges Papandréou n'a pas exclu d'avoir recours au Fonds monétaire international (FMI) pour une aide financière afin de s'assurer que son pays ne verse pas des taux d'intérêt trop chers pour emprunter sur les marchés et financer ses déficits. "Nous préfèrerions une solution européenne" mais "toutes les options sont ouvertes", a-t-il déclaré.

Tension franco-allemande
Les propos très fermes de la chancelière étaient une réponse indirecte aux attaques de Christine Lagarde. Elle a affirmé mercredi que l'Allemagne devait "abaisser les impôts" pour stimuler la consommation chez elle et par ricochet les exportations de ses partenaires.

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