La candidate écologiste Eva Joly reprend la parole pour taper sur le PS

On ne l'avait pas entendue depuis une bonne semaine. C'était avant la négociation entre les écologistes et les socialistes pour aboutir à l'accord que l'on connaît pour la présidentielle 2012. Dans un entretien au journal Le Monde daté de mercredi, Eva Joly repart en campagne et écorne au passage son allié PS, le petit monde politique, le groupe Areva et Nicolas Sarkozy.

(Nathanael Charbonnier Radio France)

Les semaines se suivent mais ne se ressemblent pas pour la candidate écologiste Eva Joly. On l'avait quittée la semaine dernière silencieuse, on la disait proche de l'abandon et la voilà qui revient plus remontée que jamais. Dans l'entretien qu'elle donne au journal Le Monde, elle se dit décidée à assumer le mandat qu'elle a reçu pour l'échéance à venir et surtout elle entend "réussir le rendez-vous entre la France et l'écologie ".

Revenant sur l'accord pour 2012 avec les socialistes conclu dans la douleur la semaine dernière, Eva Joly met de côté la langue de bois pour expliquer que ce dernier "ne la fait pas rêver ". Elle enfonce le clou en s'en prenant aux amis de François Hollande qualifiés "d'archaïques " face à la modernité du projet qu'elle porte. Enfin, elle appuie une dernière fois là où cela fait mal, à savoir l'intervention du groupe Areva suspectée d'être intervenu directement auprès des socialistes pour faire évoluer le texte.

J'aurai sur Nicolas Sarkozy et son clan des choses à dire

Seule contre tous, Eva Joly en profite enfin pour rappeler son passé de juge. Elle met en avant son "exigence d'éthique". Eva Joly, sorte de chevalier blanc de la présidentielle, mais chevalier armé. Elle n'oublie pas son principal adversaire. Elle pointe du doigt Nicolas Sarkozy et "son clan " sur qui "elle aura bien des choses à dire durant la campagne ". Quand on vous disait que les semaines se suivent et ne se ressemblent pas.